Un exosquelette conçu à Tarbes pour faciliter le travail des techniciens d'Enedis

Les techniciens d'Enedis sont équipés d'un exosquelette dans le Tarn / © HMT
Les techniciens d'Enedis sont équipés d'un exosquelette dans le Tarn / © HMT

Concevoir et fabriquer des exosquelettes pour les travailleurs qui utilisent la force de leurs bras, c'est l'idée d'une start-up de Tarbes. Ses mécanismes sont testés depuis un an par les techniciens d'Enedis de l'ex région Midi-Pyrénées.

Par Laurence Boffet

Elle avait remporté en 2018 le premier prix catégorie Santé et sécurité d'un concours national de start-up organisé par Enedis. Aujourd'hui, la société tarbaise HMT (Human Mechanical Technologies) équipe des techniciens en exosquelettes. Une expérimentation menée depuis un an, chez Enedis, pour accompagner les salariés qui travaillent sous tension, notamment sur des lignes en hauteur.
 

Une aide mécanique

Sur ce chantier de Laguépie, dans le Tarn-et-Garonne, il ne faut que quelques minutes à Hassan Achachou, opérateur de travaux sous tension d'Enedis, pour s'équiper de son exosquelette. Le mécanisme s'articule autour de ses bras et de ses épaules et va accompagner chacun de ses mouvements. "Comme on travaille souvent avec des perches au-dessus des bras,au dessus du coeur, l'exosquelette permet en fait de soulager le poids des bras" explique-t-il.

L'objectif est exactement celui-là, renchérit Kévin Régi, l'un des créateurs de HMT, "accompagner le mouvement en soulageant le poids de ses bras, enlever la pénibilité physique sans changer ses gestes-métier". 

Voyez le reportage de Noé Poitevin et Valérian Morzadec de France 3 Tarn :
Enedis équipe ses techniciens avec des exosquelettes

Deux exosquelettes 100% made in France

Créée en 2017 par six associés presque tous issus de l'école d'ingénieurs de Tarbes, HMT a conçu deux types d'exosquelettes. Le premier, celui utilisé par Enedis, diminue la pénibilité des travaux de bras en hauteur. Le deuxième, destiné aux métiers de la manutention, diminue le poids porté à la journée. Entièrement fabriqués en France, ces mécanismes coûtent entre 5 000 et 6 000 euros. L'objectif de la société, c'est à chaque fois de les adapter aux contraintes du métier qu'ils doivent accompagner.

"L'objectif d'un exosquelette, c'est de garder l'emploi, garder l'humain mais en diminuant la pénibilité physique dans son travail "explique Kévin Régi. "On adapte nos produits pour chaque métier."
Les applications sont multiples, souligne-t-il, car de nombreux métiers se pratiquent avec des gestes en hauteur ou avec des gestes répétés. Dans les prochains mois, l'entreprise compte continuer à commercialiser ses produits dans de nombreux secteurs : aéronautique, pharmaceutique ou artisanat. 
 
 

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