La fermeture d'une usine de papier à Tarascon met en péril toute la filière bois du Gard et de la Lozère

Après le dépôt de bilan du site Fibre Excellence de Tarascon, l'un des principaux clients de la filère du Gard et de la Lozère, les professionnels du secteur sont inquiets. Des milliers d'emplois indirects sont menacés.
Ce massif forestier au coeur de la Montagne noire représente le tiers des volumes de bois exploités en Occitanie.
Ce massif forestier au coeur de la Montagne noire représente le tiers des volumes de bois exploités en Occitanie. © Christophe Romain / France 3 Occitanie
La cessation d'activité de l'usine Fibre Excellence de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône inquiète fortement les professionnels de la filière bois du Gard et de la Lozère. Ce dernier département est d'ailleurs l'un des principaux fournisseurs de l'usine à l'arrêt depuis plusieurs jours car en cessation de paiement.
L'usine, qui emploie 280 salariés en grève depuis le 28 septembre, a déposé le bilan.

3 000 emplois menacés

La fermeture complète de l'usine serait une catastrophe économique pour plusieurs régions. 3 000 emplois indirects seraient menacés. La Lozère et le Gard sont des fournisseur importants de Fibre Excellence.

"La fermeture de cette usine va créer un problème structurel qui va désorganiser toute la filière bois" s'inquiète Nathalie Donnadieu présidente de la Fédération nationale du bois Gard-Lozère.

Le bois produit en Lozère est essentiellement du bois de trituration (pour la fabrication du papier) et de billons (pour faire des palettes), mais très peu de bois d'oeuvre pour la charpente.
 " Nous espérons qu'elle va redémarrer car cela fait déjà plus de quinze jours que toute l'activité est à l'arrêt et que nous n'avons pas été payés. Il y a des trous dans notre trésorerie. La conséquence est que l'on ne peut pas acheter de carburant, on ne peut pas payer les sous-traitants et comme c'est pour la plupart de petites entreprises, ils risquent ne pas pouvoir démarrer non plus.

Si on n'est pas payés maintenant, on en pourra jamais redémarrer un approvisionnement normal de l'usine.

Nathalie Donnadieu, présidente de la Fédération nationale du bois Gard-Lozère


La représentante de la filière ne cache pas son inquiétude :

Il faut que nous trouvions des solutions car beaucoup sont sans le sou. Il faut aussi que l'on ait des garanties de paiement pour les livraisons suivantes.

Nathalie Donnadieux, présidente de la Fédération nationale du bois Gard-Lozère

Les professionnels de la filière, exploitants forestiers ou entreprises de travaux forestiers qui ont des grosses machines, craignent de ne plus pouvoir s'approvisionner en carburant et ne ne pas pouvoir honorer leurs échéances. Bref, l'angoisse pour toute une filière qui espère voir redémarrer l'usine qui fait vivre des centaines de personnes dans plusieurs départements du sud de la France.

 


 
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