Le Gard fait les yeux doux à la région Paca

Nimes, tauromachie et romanité. / © F3LR
Nimes, tauromachie et romanité. / © F3LR

Entre Midi-Pyrénées et Paca, le coeur du département du Gard balance. Un amendement déposé dans le cadre de la réforme territoriale permet aux départements qui le souhaitent de changer de région après la fusion.

Par Sandrine Navas

Romanité, culture taurine et Méditerranée

Les points communs sont nombreux entre Nîmes et la région Provence Alpes Côte d'Azur. L'antique Nemausa se sent plus d'affinités avec la culture provençale qu'avec la région Midi-Pyrénées. Or, la réforme territoriale prévoit de marier le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. La population gardoise est partagée. L'avis des habitants de Nîmes ou du Gard rhodanien, très proches d'Arles ou d'Avignon, n'est pas forcément celui des habitants de l'arrière pays cévenol, plus proche de la ruralité des Pyrénées. Des chefs d'entreprise nimois ont signé une lettre ouverte pour demander le rattachement à Paca pour des raisons économiques.

Referendum ou vote des régions

Une idée fait l'unanimité, il faudrait un referendum pour trancher. A défaut, un conseiller général UMP, Laurent Burgoa, a lancé une pétition en ligne sur un réseau social. Christophe Cavard, député écologiste du Gard, votera pour sa part l'amendement déposé par le rapporteur de la loi qui instaure un "droit d'option". Il permet à un département de changer de région après la fusion, entre 2016 et 2020, sous certaines conditions.
Il faut un vote des régions de départ et d'adoption. La future grande région Languedoc-Pyrénées et Paca doivent donc être d'accord.
En revanche, il n'est pas prévu à ce stade de consulter les populations sur le sujet.

Gard : une partie de la population et des élus veut rejoindre la Provence
Reportage S. Navas, E.Garibaldi

 

La réforme territoriale à l'épreuve du vote

4 juillet
Le Sénat rejette la nouvelle carte des régions dessinée par le gouvernement en votant un amendement de suppression de l'article 1 du projet de réforme territoriale. Selon le sénateur UMP de l'Hérault Raymond Couderc "avant de redécouper les régions de façon totalement aléatoire, avec brutalité et sans concertation avec les élus locaux, le gouvernement aurait dû commencer par aborder la question de la répartition des compétences entre les différents échelons territoriaux".

9 juillet
Les députés votent en commission une nouvelle carte des régions, avec le Limousin uni à l'Aquitaine comme seule modification par rapport au projet initial du gouvernement.
Ils adoptent un amendement du "droit d'option" pour les départements qui voudraient changer de région à partir de 2016. L'amendement supprime la condition de référendum dans l'ensemble des collectivités concernées pour la remplacer par une majorité des trois cinquièmes du conseil général du département concerné ainsi que des deux conseils régionaux concernés.

A partir du 15 juillet
Le projet de loi sera débattu à l'Assemblée Nationale.

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