Gard : les habitants de Générac commencent à reboiser plus d'un an après de terribles incendies

Le reboisement a démarré sur la commune de Générac, 1 an et 4 mois après la fin des incendies qui avaient ravagé plus de 800 hectares. Vingt hectares sont programmés pour être réaménagés en forêts méditérranéennes.
Le reboisement a commencé à Générac suite aux ravages causés par de terribles incendies en 2019
Le reboisement a commencé à Générac suite aux ravages causés par de terribles incendies en 2019 © Eric Mangani FTV
Reboiser, depuis la fin des incendies qui avaient ravagé 800 ha durant l'été 2019, à Générac, le mot était sur toutes les lèvres. Depuis quelques jours, il se concrétise enfin ! Sur les hauteurs du château Valcombe par exemple, 8 hectares sont en cours de réaménagement.

" L'aspect patrimonial est important pour nous parce que c'est une propriété qui est dans la famille depuis 300 ans. Quand on pense que tout part en fumée parce qu'un crétin a mis le feu, ça nous rend malade.... " témoigne Dominique Ricome, propriétaire à Générac

 

Je suis heureux de voir aujourd'hui que l'on ait pu préserver l'essentiel et commencer à replanter, à reconstituer ce qui existait avant. 

Dominque Ricome, propriétaire à Générac




 
 

Une forêt méditerranéenne

L'objectif  est de retrouver une forêt au plus proche du naturel, donc adaptée au climat méditerranéen, sec et venteux .
Parmi les essences choisies : du pin parasol à 70%, complété par des chênes, des cormiers et même quelques cyprès pour l'esthétique. Une espèce pourtant propice à l'embrasement.

" Le cyprès, c 'est infime, il y a très peu de cyprès sur la plantation. C'est juste quelques cyprès pour ponctuer un peu le reboisement. Effectivement, c'est une essence qui est inflammable, il faut donc éviter d'avoir des bouquets trop proches des maisons. Là, les cyprès sont vraiment répartis et isolés dans le reboisement. " rassure  Christine Boyer, technicienne pour le Centre Régional de la Propriété Forestière

 
 

Des arbres pour l'avenir 

900 plants en moyenne sont installés sur chaque hectare.  Ils ont à  peine 1 à 2 ans d'âge mais une fragilité toute relative : leurs chances d'adaptation seraient bien supérieures aux plants plus âgés.

" C'est pour une raison de coût, car des plants de 1 an coûtent nettement moins chers que des plants de 6 ans. Et il y a un équilibre entre les racines et la hauteur du plant, c'est plus facile pour qu'ils poussent correctement. " explique Jean-Philippe Baudoin, paysagiste

D'ici  30 ans, ces arbres seront déjà capables de stocker du CO2. Dans 80 ans, leur bois pourra être exploité.

Le coût de l'opération est de 7000 € par hectare.
 
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