Inondations dans l’Hérault et le Gard : un mois après, "l’attente est longue on ne sait pas quand on pourra rouvrir"

Les inondations du 19 septembre sont encore dans toutes les têtes, l'épisode qui a frappé l'Hérault et le Gard a fait de nombreux dégâts. A Anduze, les commerçants attendent le retour des assurances et des experts pour entamer les travaux en vue d'une réouverture.

Les Terrasses du Gardon à Anduze sont situés à côté du fleuve, un mois après les travaux n'ont pas encore commencé - 19 octobre 2020
Les Terrasses du Gardon à Anduze sont situés à côté du fleuve, un mois après les travaux n'ont pas encore commencé - 19 octobre 2020 © FTV / G.Duval
C’était il y a un mois jour pour jour, le samedi 19 septembre 2020, un épisode cévenol d’une intensité exceptionnelle frappait plusieurs communes cévenoles de l’Hérault et du Gard. Lors de ces inondations, deux personnes ont perdu la vie et des routes entières on été dévastées.

Dans le village d’Anduze, le Gardon a débordé pour monter jusqu’à 7 mètres 50. De nombreux dégâts sont à constater chez les habitants et les commerçants situés aux abords du fleuve. Certains se retrouvent avec près d’un mètre d’eau dans les garages et les maisons malgré les batardeaux installés : "Il y avait de la boue dans tous nos frigos, toutes les marchandises étaient foutus, c’était désastreux, il y avait près de 80 centimètres d'eau et de boue".

La lente reconstruction

La sandwicherie de Yann et Laurence est située rue de Plan de Brie, une rue parallèle au fleuve. Nous avions rencontré Laurence, la patronne, le jour des inondations, elle était totalement sous le choc : "On se relevait à peine du covid, on savait déjà pas si on allait passer l’hiver à cause de ça, là on a l’impression de tout perdre", avait-elle confié.

Un mois après, l’humidité est toujours présente dans leur snack, et la seule solution c’est l’attente...
Impossible de commencer les travaux si les murs ne sont pas secs. "Pendant que les murs sèchent, on ne sait pas à quelle hauteur on va être remboursé, donc pour l’instant on ne peut rien rembourser, rien racheter. Nous, nous sommes une petite structure, j’espère qu’on arrivera à se relever.".

Ces inondations ont été classées catastrophe naturelle. Ces restaurateurs consacrent désormais leurs temps aux démarches qui sont longues et angoissantes :

C’était difficile au début, maintenant on attend de voir ce qui va se passer. Pour l’instant, nous n’avons aucune nouvelles des experts, des assurances, mais maintenant que nous avons mis tous les papiers en ordre, j’espère que ça va être rapide. Un mois ça commence à être long, on aimerait que ça aille un peu plus vite.

Yann, propriétaire de la sandwicherie à Anduze

La vie reprend son cours 

Dans le village, des dizaines de commerces sont encore fermés. D’autres, situés un peu plus en hauteur ont pu rouvrir, pour eux le traumatisme de la crue commence à s’effacer : "Nous, on a eu l’avantage d’avoir l'eau qui s’est arrêté à la porte du restaurant, mais ça a été intense quand même. Certains confrères ont été inondés complétement, avec près de deux mètres d’eau dans leur commerce. Mais là aujourd’hui, il fait beau et ça fait plaisir de voir des gens ressortir, revenir dans la ville, ça fait du bien vraiment", affirme le propriétaire d'un restaurant à Anduze. 

Tandis que le souvenir de cette crue est encore tenace, le Gard et l'Hérault attendent un nouvel épisode pluvieux à partir de ce lundi soir.

Le reportage à Anduze 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
inondations météo intempéries environnement finances économie nature cévennes parcs et régions naturelles entreprises