Nîmes : une jeune femme parricide sur le banc des accusés

Carmen Bois, alors âgée de 20 ans a tué Basile Gabarri, son père, d'une balle dans la nuque le 1er avril 2016 à Beaucaire. La victime apparaît comme un tyran familial
Palais de justice de Nîmes - Archives
Palais de justice de Nîmes - Archives © Maxppp
Une affaire très rare est jugée depuis ce matin par la cour d'assises du Gard. Celle d'une jeune femme, qui a tué son père. Ce parricide fille-père s'est déroulé à Beaucaire, le 1er avril 2016.

Carmen, alors âgée de 20 ans a attrapé un pistolet et tiré sur son père. L'homme mortellement atteint à la nuque est mort sur le coup.

L'accusée affirme que ce pistolet était celui que son père gardait son sous oreiller.
 

"Une arme pour lui faire peur pas pour le tuer"



" C'était une arme faite pour faire peur,  voire pour blesser pas pour tuer contrairement aux fusils en sa possession", aurait dit la victime à ses enfants. 

Aux policiers Carmen  Bois aurait raconté qu'elle avait pris cette arme pour effrayer son père pas pour le tuer.


Interdiction de parler Français à la maison



Cet homicide s'est déroulé dans une famille mixte, dont le père de culture gitane s'exprimait en Espagnol.
C'est parce qu'il aurait reproché à sa fille de s'être adressée la veille à son frère en Français, que le drame serait survenu. 
Devant les enquêteurs, des membres de la famille auraient fait état des violences exercées par le patriarche sur son entourage. Un père alcoolique et violent qui aurait fait régner la terreur autour de lui, ce que conteste une partie du clan familial.
 

Bon père de famille ou tyran domestique


A l'audience, rapporte Midi Libre l'enquêtrice de personnalité décrit Carmen Bois sous le joug d'un père perpétrant "des menaces permanentes, de lui raser la tête, de l'abandonner en montagne, de lui mettre une balle..."
Il l'aurait selon les autres membres de la famille, obligée à quitter l'école à 14 ans pour s'occuper de ses frères et soeurs et de sa mère handicapée. Elle était traitée comme un animal, diront les frères de l'accusée.
 C'était en revanche "un bon père de famille, qui aurait donné sa vie pour ses enfants"  dira à la barre le frère de la victime.
Carmen, la fille parricide encourt la perpétuité. 
Le verdict est attendu mardi soir
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