• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Affaire Marie-Jeanne : la cour d'appel de Nîmes refuse de requalifier le meurtre en assassinat

Marie-Jeanne - le 18 juin 2011, la jeune fille de 17 ans était partie faire un jogging. / © F3 Rhône-Alpes
Marie-Jeanne - le 18 juin 2011, la jeune fille de 17 ans était partie faire un jogging. / © F3 Rhône-Alpes

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes a refusé mardi de requalifier en "assassinat" le meurtre de Marie-Jeanne Meyer, une joggeuse de 17 ans, dont le corps partiellement carbonisé et enterré avait été retrouvé en Ardèche en juin 2011, a-t-on appris de source judiciaire.

Par Fabrice Dubault


L'avocat de la famille de la victime, Me David Metaxas, avait fait appel de l'ordonnance de mise en accusation pour "meurtre" délivrée contre Anthony Drouai, qui a reconnu avoir poignardé à mort la jeune fille.
Pour Me David Metaxas, la justice aurait dû retenir la préméditation et donc la qualification d'"assassinat".

"Pour nous, Anthony Draoui a réfléchi à comment il l'a fait. S'il a commis un "meurtre" comme il le dit, on ne peut qu'être perplexe du sang-froid dont il a fait preuve par la suite", avait indiqué Me David Metaxas, en déposant sa demande.

"Il a reconnu lui-même qu'il a tenté d'embrasser Marie-Jeanne et qu'elle a refusé, ce qui caractérise une agression sexuelle, c'est une circonstance aggravante" passible de la réclusion criminelle à perpétuité, avait-il ajouté.



Le drame était survenu le 21 juin 2011, alors que Marie-Jeanne Meyer était partie faire un jogging près d'un campement précaire où ce marginal de 21 ans vivait depuis plusieurs semaines, sur les hauteurs de Tournon-sur-Rhône.
Le jour même où le corps de Marie-Jeanne était retrouvé, Anthony Draoui était arrêté pour l'agression d'une coiffeuse qu'il avait menacée d'un marteau en réclamant la caisse. A l'issue de sa garde à vue, il s'était enfui en Espagne, pour une cavale qui avait duré jusqu'à sa remise aux autorités française en gare de Cerbère dans les Pyrénées-Orientales, après un banal contrôle ferroviaire, en juin 2012.

Mis en examen pour homicide volontaire le 8 juin 2012, il est depuis écroué à la prison du Pontet dans le Vaucluse.

Son procès pourrait se tenir au cours du premier semestre 2014 devant les assises de l'Ardèche.

A lire aussi

Sur le même sujet

... adoptée par les cyclistes

Les + Lus