Assises du Gard : le pédophile de Bessèges repéré par le FBI condamné à 15 ans de réclusion criminelle

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Écrit par Fabrice Dubault et Josette Sanna

Après 2 jours de procès à huis clos, au palais de justice de Nîmes, Matthias Rochette est reconnu coupable de viols sur une fillette de 12 ans. Il avait été identifié et interpellé, en décembre 2019, grâce au FBI. L'homme de 42 ans entretenait une relation avec l'adolescente alors qu’il fréquentait la mère de cette dernière.

Le verdict est tombé ce mardi, Matthias Rochette est condamné à 15 ans de réclusion criminelle, avec une peine de sûreté de 10 ans.

Il était jugé aux Assises du Gard pour le viol d’une jeune fille de 12 ans à Bessèges.

L'accusé repéré sur Facebook aux USA

Ce pédophile a été identifié et interpellé grâce à une association américaine de défense d'enfants victimes. LNational Center for Missing and Exploited Children (NCMEC). Elle a transmis le contenu explicite de conversations du suspect sur Facebook, au FBI, c'était le 16 décembre 2019. Les policiers US ont alors informé leurs homologues français.

L'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), fort de ce renseignement a lancé la machine judiciaire.
L'information faisait référence à des messages sur Facebook datant de septembre 2019, à travers lesquels Matthias Rochette, habitant à Bessèges, disait avoir eu des relations sexuelles avec une jeune fille de 12 ans.

Le parquet d’Alès était alors saisi et une information judiciaire était ouverte un mois plus tard.

Rancho au procès

En garde à vue, Matthias Rochette n'a reconnu que partiellement les faits, et nié toute violence à l’encontre de la jeune fille. L'accusé a exprimé sa volonté de mettre fin à cette relation avec l'adolescente qui lui aurait fait un chantage au suicide.

L’examen psychiatrique a révélé les préférences sexuelles de l'accusé pour des "partenaires inadaptés", comme un enfant, ou dans des circonstances "anormales". De plus, l’homme souffre d’une addiction à l’alcool.

La jeune victime qui n'a jamais parlé clairement des faits, ni lors des auditions avec les enquêteurs, ni devant le juge, ni durant les expertises, a été aidée par la présence au procès de Rancho, le chien d'assistance judiciaire du Gard.