Covid-19 : un foyer de contamination à la maison d'arrêt de Nîmes inquiète les syndicats

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Écrit par Alexandre Grellier
A la maison d'arrêt de Nîmes, 8 des 90 agents seraient infectés par le Covid-19, selon un communiqué du syndicat UFAP, en date du 31 décembre 2021.
A la maison d'arrêt de Nîmes, 8 des 90 agents seraient infectés par le Covid-19, selon un communiqué du syndicat UFAP, en date du 31 décembre 2021. © Google Street View

Après le centre pénitentiaire de Perpignan, où 120 détenus sont infectés par le Covid-19, c'est maintenant la situation à la maison d'arrêt de Nîmes qui inquiète les syndicats. 14 personnes sont touchées par l'épidémie.

Huit surveillants sur 90, cinq cas parmi les détenus à l'étage des hommes et au moins un confirmé chez les femmes (et des suspicions de nombreux autres cas) : la maison d'arrêt de Nîmes n'échappe pas à l'épidémie de Covid-19. Un agent est d'ailleurs hospitalisé en soins intensifs, "dans un état critique" d'après le syndicat UFAP.

Une situation que dénonce l'organisation, qui s'étonne qu'aucune campagne de dépistage des agents gardois ne soit prévue par l'Agence régionale de santé. Autre sujet d'étonnement pour le syndicat : que l'établissement ne soit toujours pas classé comme "cluster" par les autorités.

L'UFAP réclame des masques FFP2

L'organisation syndicale réclame la suspension des parloirs, un ralentissement de toutes les activités, notamment celles nécessitant des intervenants extérieurs, mais aussi la distribution de masques FFP2, plus protecteurs que les masques chirurgicaux, afin de mieux protéger les agents.

 

Cette situation fait écho à celle que traverse le centre pénitentiaire de Perpignan, déclaré, lui, en situation de cluster "partiel", dès le 12 décembre dernier, après quatre tests positifs parmi les détenus. Une situation qui perdure : on apprend ainsi, dans un autre communiqué du même syndicat en date du 31 décembre 2021, que 116 détenus sont désormais atteints du Covid-19 ainsi que 24 agents.

Ce qui s'est passé à Perpignan, ça peut se passer à Nîmes si des décisions rapides ne sont pas prises.

Johann Reig, secrétaire régional de l'UFAP Occitanie

Des masques FFP2 ont été distribués au personnel catalan à partir du 27 décembre dernier. Mais trop tard d'après Johann Reig, secrétaire régional de l'UFAP-UNSA : "Ce qui s'est passé à Perpignan, ça peut se passer à Nîmes si des décisions rapides ne sont pas prises. Au moins qu'on en tire les leçons..." Le représentant syndical rappelle aussi le facteur aggravant que constitue la surpopulation carcérale : "Nîmes et Perpignan sont parmi les prisons de la région connaissant le plus fort taux d'occupation. Alors qu'ils devraient être seuls, les prisonniers sont trois dans quasiment toutes les cellules. Si l'un est positif, les deux autres le sont rapidement."

D'autres prisons de la région touchées

Une situation qui pourrait s'étendre à d'autres prisons, craint le responsable syndical : trois agents de la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone et deux détenus sont d'ores et déjà infectés. Et il y aurait un à deux cas de Covid-19 parmi le personnel du centre pénitentiaire du Gasquinoy, près de Béziers. Une prison qui avait été classée en cluster en octobre 2020, avec une vingtaine de cas. A Albi, deux détenus sont malades mais aucun surveillant n'est touché. Enfin à la maison d'arrêt de Carcassonne, 34 détenus et 11 agents sont positifs.

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