Covid : un restaurateur gardois saisit la Cour européenne des droits de l'Homme contre l'Etat français

Un jeune chef gardois a saisi la Cour européenne des droits de l’homme : il demande réparation du préjudice subi par les restaurateurs à cause de la gestion de la crise du Covid-19 par le gouvernement. Il espère que des dédommagements seront octroyés à certains, si l’Etat est condamné.



 
Le jeune chef Raphaël Lenoir attaque l'Etat pour sa gestion de la crise du Coronavirus devant la cour européenne des droits de l’homme. Depuis le premier confinement, ce restaurateur gardois a perdu la moitié de son chiffre d’affaires.
Le jeune chef Raphaël Lenoir attaque l'Etat pour sa gestion de la crise du Coronavirus devant la cour européenne des droits de l’homme. Depuis le premier confinement, ce restaurateur gardois a perdu la moitié de son chiffre d’affaires. © J.Paul/FTV
Le chef Raphaël Lenoir l'affirme : la note de la crise sanitaire promet d'être très salée pour la profession !

Depuis le premier confinement, ce restaurateur installé depuis quatre ans à Nîmes, a vu son chiffre d’affaires amputé de moitié. Ses pertes s’élèvent à plus de 9 000 euros pour le seul mois de novembre. 

Pour ce nîmois, qui a dû se séparer de son apprentie et n’a pas reconduit le contrat à durée déterminée son unique employé, il est difficile d’envisager l’avenir sereinement. 

Au premier confinement, on a touché 1 500 euros, pour moi cela a juste couvert les frais fixes. Les salariés eux sont indemnisés, mais nous, comment on fait ? On ne vit pas d'amour et d'eau fraîche ! "

Raphael Lenoir, restaurateur 

En attente de reconnaissance

En saisissant la Cour européenne des droits de l’Homme, ce  jeune chef gardois entend réparer le préjudice subi par les restaurateurs depuis le début de la pandémie. Si l’Etat est condamné pour sa gestion, il espère que des dédommagements pourraient être octroyés à la profession.

"Nous, on attend une reconnaissance : que la Cour européenne reconnaisse les torts de l’État et la mauvaise gestion du gouvernement de cette crise pour notre profession. Si on avait été accompagnés par l’État, peut-être qu’on aurait pu gérer tout cela beaucoup plus facilement." explique le chef nîmois.

À travers cette requête, le chef Raphaël souhaite aussi dénoncer la gestion de son premier recours, rejeté par le Conseil d'État. Soumise à un délai de 48h, l’institution avait pourtant rendu sa décision 19 jours plus tard !

A présent, la balle est dans le camp de la Cour européenne des droits de l’Homme, qui devra juger de la recevabilité du recours. Et là aussi, il faudra s'armer de patience car les délais d’attente peuvent prendre plusieurs mois. 
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