Les écoles taurines de Nimes, Béziers et Arles restent accessibles aux enfants

Des élèves de l’école taurine d'Arles s’entraînent aux passes de cape. / © Archives Maxppp / Thierry Lopez
Des élèves de l’école taurine d'Arles s’entraînent aux passes de cape. / © Archives Maxppp / Thierry Lopez

Les écoles taurines de Nimes, Béziers et Arles pourront continuer à former des mineurs : ainsi en a décidé la cour administrative d'appel de Marseille. Elle a débouté lundi des opposants à la tauromachie à l'origine de cette requête.

Par I.B avec AFP

La Cour administrative d'appel de Marseille a autorisé trois écoles du sud-est de la France à poursuivre la formation de mineurs à la tauromachie, en rejetant la demande d'une association anti corrida de l'interdire, dans un arrêt rendu public mercredi.

Débouté en première instance il y a 3 ans, le Comité radicalement anti-corrida (CRAC Europe) avait fait appel pour réitérer sa demande de contraindre les préfets du Gard, de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône à "faire interdire les écoles de tauromachie de Nîmes, Béziers et Arles pour les mineurs".    


Activité dangereuse et maltraitance animale pour le CRAC

 

L' association anti-corrida avait dénoncé le fait que des écoles proposent "à des jeunes de 7 à 20 ans une activité dangereuse qui, de plus, les expose à la maltraitance animale".

Le CRAC Europe avait déposé un recours en 2016 devant la justice, mais avait déjà été débouté une première fois.

L'association a donc réitéré sa demande pour contraindre les préfets du Gard, de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône à faire interdire les écoles de tauromachie de Nîmes, Béziers et Arles aux jeunes de moins de 18 ans.

Trois des quatre écoles taurines françaises sont situées dans ces trois villes du le Sud.
 

Tradition locale pour la justice


Selon la justice, "il n'est pas établi que les mineurs soient directement confrontés à de la maltraitance voire à une mise à mort, à l'instar d'un matador professionnel".

De plus, dans son  arrêt, la cour d'appel de Marseille estime que "Les sévices graves ou actes de cruauté sur les animaux ne peuvent recevoir la qualification d'infraction dès lors qu'ils s'inscrivent dans des courses de taureaux dont l'organisation répond à une tradition locale ininterrompue", or "il est constant qu'il existe une telle tradition" dans les trois villes concernées.

Les opposants ne s'avouent pas vaincus pour autant.
 

Même s'il n'y a pas de mise à mort dans les écoles taurines, elles constituent un apprentissage pour les futurs matadors qui, eux, tuent des taureaux. Nous continuerons le combat et celui qui nous mettra à genoux n'est pas encore né !


 a affirmé le président du CRAC Europe, Didier Bonnet à nos confrères de France Bleu Bouches du Rhône.

Le CRAC Europe a décidé de se pourvoir prochainement devant le Conseil d'État.


 

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