Feux: des pilotes de bombardiers d'eau dénoncent la “non-disponibilité” des avions

Feux: des pilotes de bombardiers d'eau dénoncent la "non-disponibilité" des avions. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Feux: des pilotes de bombardiers d'eau dénoncent la "non-disponibilité" des avions. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Un syndicat de pilotes de Canadair a dénoncé lundi la "non-disponibilité" des bombardiers d'eau nécessaires à la lutte contre les incendies en raison de problèmes de délais de maintenance, la direction de la sécurité civile assurant que "l'opérationalité" de la flotte n'était pas remise en cause.

Par OLC avec l'AFP

Alerte

"Il nous manque 25% de la flotte", a assuré Stéphan Le Bars, responsable du syndicat national du personnel navigant de l'aéronautique civile (SNPNAC, majoritaire) du Groupement aérien de la sécurité civile (GASC), désormais basé à Nîmes-Garons (Gard) et comprenant 74 pilotes.


Dans une lettre datée du 18 juin adressée au directeur de la Sécurité Civile, Stephan Le Bars rappelle qu'il a "alerté" le 7 juin dernier les autorités sur "la problématique de la disponibilité des aéronefs bombardiers d'eau", mettant en cause "la société SABENA...dans l'incapacité de nous sortir les avions à temps en accord avec le contrat opérationnel", écrit-il.

Incapacité de maintenir notre stratégie de lutte


"Aujourd'hui, 18 juin 2017, alors que nous avons deux aéronefs bombardiers d'eau en opérations au Portugal et que la saison feux de forêts bat son plein, nous sommes dans l'incapacité de maintenir notre stratégie de lutte et de GAAR (Guet Aérien Armé retardant) par manque de moyens aériens", affirme-t-il. "La raison est très simple, il manque 3 CL 415, 2 Tracker S2F et les 2 DASH 8", soit au total "plus de 25 % de la flotte".

"Ces conditions nous obligent à opérer en mission de GAAR de façon dégradée mais aussi en mission de lutte", souligne-t-il, demandant au préfet d'intervenir "rapidement auprès de l'industriel".

J'ai suffisamment d'avions pour réagir à tout, je ne suis pas inquiet

De son côté, Jacques Witkowski, préfet, Directeur de la Sécurité civile et de la gestion des crises, a assuré que ces retards dans la maintenance de certains avions "n'impactent absolument pas l'opérationnalité de la flotte", soulignant que dans le cas contraire il n'aurait pas envoyé d'avions sur le gigantesque incendie meurtrier au Portugal. "Sur le dispositif national, Corse comprise, j'ai suffisamment d'avions pour réagir à tout, je ne suis pas inquiet", a-t-il assuré. 

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