Gard : la pose d'une antenne par l'entreprise Orange à Fournès fait polémique

Polémique sur la pose d'une antenne relais 4G de l'entreprise Orange dans le village de Fournès dans le Gard. Habitants et mairie s'opposent à son installation, les uns pour des raisons de santé, les autres pour des raisons administratives. L'affaire est devant le tribunal administratif de Nîmes.
Une antenne relais de ce type pourrait être installée dans les semaines qui viennent.
Une antenne relais de ce type pourrait être installée dans les semaines qui viennent. © France 3 Occitanie
Véronique Dion habite à Fournès, village de près de 1 100 habitants, collé à l'autoroute A9, à moins de 30 kilomètres de Nîmes (Gard) à l'ouest, et d'Avignon (Provence) à l'est. Elle porte un neurostimulateur de moëlle épinière, et toute proximité avec ondes et champs électromagnétiques lui est dangereuse.

Problème, l'entreprise Orange s'apprête à implanter une antenne relais 4G sur un terrain privé à 600 mètres de sa maison. Une telle installation serait dangereuse pour sa santé. "Si l'appareil s'endomageait à nouveau, je devrais subir une opération. Il y a des risques suite à l'opération, notamment de paraplégie", a t-elle déclaré.
 

Couvrir une zone blanche


Si le projet voit le jour, elle pourrait même devoir déménager de sa villa. "Je ne suis pas contre l'antenne. Mais ils se mettent à proximité de ma villa alors que j'ai des problèmes de santé." Elle rencontré des représentants d'Orange, en vain.

Pour Orange, l'urgence s'imposait pour couvrir une zone blanche sur l'A9. Dans la précipitation, l'entreprise a démarré les travaux sans panneau de déclaration. La mairie a eu beau s'interposer - elle a refusé, le 5 février 2018, ce projet pour non-respect du Plan local d'urbanisme en raison de la distance avec les habitations - rien n'y a fait. Orange a déposé recours et le projet ne s'est pas arrêté.
 

Jugement le 25 février


"On n'a pas été démarché, regrette Thierry Boudinaud, adjoint au maire de Fournès. Ce sont des négociations qu'on a essayé de développer pour leur proposer d'autres terrains, mais le dossier était bouclé pour eux. Les engagements avaient été pris avec le particulier." En cas de renégociation, le caserne de pompiers, le bâtiment France Boissons ou la gare de péage de la sortie 23, "dont le foncier n'est pas très important", selon Boudinaud, pourraient être proposés.

Quoi qu'il en soit, le bras de fer entre Orange et la mairie de Fournès va se jouer au tribunal administratif de Nîmes, qui va rendre son jugement le 25 février.
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