Il avait qualifié le drapeau tricolore de "satanique", l'imam Mahjoub Mahjoubi interpellé en vue de son expulsion

L'imam du Gard, qui avait qualifié le drapeau tricolore de "satanique" lors d'un prêche et visé par une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme, a été interpellé ce jeudi 22 février à son domicile avant d'être conduit vers un centre de rétention en région parisienne, en vue de son expulsion vers la Tunisie.

L'imam Mahjoub Mahjoubi a été interpellé peu après midi ce jeudi 22 février à son domicile de Bagnols-sur-Cèze (Gard), en vue d'être placé en centre de rétention en région parisienne et d'une expulsion vers son pays d'origine la Tunisie. Lors d'un prêche, il avait qualifié le drapeau "tricolore" de "satanique" dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

Un arrêté d'expulsion signé par Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, lui a été notifié ce jeudi matin, lors de son interpellation.

Stupeur et incompréhension

L'imam était "sous le choc" lors de son arrestation, indique son avocat Me Samir Hamroun jeudi.

C’est la stupeur, l’incompréhension, le sentiment qu’on est en train de faire un très mauvais procès à un homme qui n’a absolument aucun lieu avec des mouvances radicales ou des propos qui seraient contraire aux valeurs de la République.

Me Samir Hamroun, avocat de Mahjoub Mahjoubi

"Mahjoub Mahjoubi a été interpellé devant sa femme et ses enfants mineurs". "Lui-même, sa femme et ses enfants sont tous abasourdis", poursuit l'avocat de l'imam de Bagnols-sur-Cèze. Il annonce qu'il va contester la procédure ce qui n'empêchera pas qu'il puisse monter dans un avion en vue de son expulsion.

L'avocat explique avoir 48h pour produire contesté l'arrêté devant le tribunal administratif. "L'audience pourrait avoir lieu dans un délai de 48h à quelques jours."

Visé par une enquête pour apologie du terrorisme

Mahjoub Mahjoubi est visé par une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme après avoir fait l'objet de plusieurs signalements par la préfecture du Gard. Selon le préfet Jérôme Bonet, les propos tenus par le religieux lors de prêches "remettent en cause les principes de la République".