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Infanticide à Lanuéjols : le nourrisson de 8 mois a vécu un véritable calvaire

2e jour de procès aux Assises de Nîmes, pour le père de 26 ans accusé d'avoir tué son bébé. Une audience particulièrement difficile pendant laquelle les photos du cadavre du nourrisson ont été présentées. La mère s'est effondrée de douleur. Les témoignages sur le jeune couple sont aussi effarants.
Nîmes - la mère de Julien, le nourrisson de 8 mois tué par son père à Lanuéjols, en mars 2013 et son avocat - 29 mars 2016.
Nîmes - la mère de Julien, le nourrisson de 8 mois tué par son père à Lanuéjols, en mars 2013 et son avocat - 29 mars 2016. © F3 LR

Selon les témoins entendus, ce mercredi, à la barre, le couple après une courte histoire d'amour a très vite sombré dans un quotidien émaillé de violentes disputes conjugales.
Le père, connu pour son alcoolisme, exerçait une forte emprise sur sa compagne qu'il violentait. La mère, immature, sans instinct maternel selon l'entourage, est intellectuellement limitée, selon les experts psychiatriques.

Mais pour l'avocat du père, Me Vergani, elle était le cerveau et non pas la victime.
Me Arnal, qui assure la défense de la jeune femme, dénonce l'acharnement des témoins contre Pauline qui n'aurait pas réagit durant les faits.

Selon les différents témoignages, beaucoup de personnes étaient au courant du danger, que ce soit la famille, l'entourage, les services sociaux ou les gendarmes. L'avocat de la partie civile affirme que le petit Julien de 8 mois aurait pu être sauvé.

En fin de journée, à la barre, Pauline la mère de Julien s'est effondrée au moment où les photos du cadavre du bébé ont circulé.

Verdict demain jeudi.

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Nîmes : 2e jour des assises, les témoignanges sont accablants pour les parents de Julien ©F3 LR

 

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