Marguerittes : pour maintenir son activité, un traiteur gardois vend ses plats au distributeur

L'activité de son entreprise a été mise à mal par les restrictions sanitaires. Didier Thibaud a donc ouvert un distributeur de plats cuisinés dans une zone commerciale près de Nîmes. Une initiative qui fait aujourd'hui sa fierté. 

Didier Thibaud devant le terminal de paiement qui débloque les casiers alimentaires.
Didier Thibaud devant le terminal de paiement qui débloque les casiers alimentaires. © C. Nicolas

Se réinventer pour survivre. Pour Didier Thibaud et son entreprise de traiteur, la solution a pris la forme d’une guérite. Un petit local, situé à quelques mètres de son laboratoire dans une zone commerciale de Marguerittes, près de Nîmes, dont les murs sont criblés de casiers. À l’intérieur, des plats cuisinés que la clientèle peut venir se procurer en libre-service, à toute heure et tous les jours de la semaine.

Nouvelle offre

Depuis le début de la pandémie, la maison vieille de 30 ans a vu son activité vaciller. "Avant, je faisais énormément d’événementiel, souligne son fondateur, tout ce qui est congrès, mariages, repas d’entreprises. Il a fallu se remettre en question." Avec ce distributeur, il s’est donc repositionné sur un marché de consommation courante, pour lequel il propose des plats confectionnés avec des produits frais et locaux.

Sa clientèle se compose notamment de salariés du secteur. C’est le cas d’Alexandre qui repart ce jour-là avec un hachis parmentier. "C’est pour éviter de manger toujours des sandwiches ou des salades", explique-t-il. Une diversité qui lui fait privilégier les plats mijotés au supermarché. "Ça fait travailler les gens du coin, rajoute-t-il, et c’est meilleur à manger !"

"Mieux que de rester à la maison"

Les plats sont renouvelés chaque semaine : lasagnes, boudin-purée, sauté de veau, gratin dauphinois… "Ce sont des plats qu’on n’a peut-être pas l’occasion de faire à la maison, expose Didier Thibaud. Des plats qui prennent un peu de temps. Ne serait-ce, peut-être, que pour faire une purée fraîche." Aux manettes, certains des sept membres de l’entreprise ont dû réapprendre de nouvelles façons de faire.  

C’est mieux que de rester à la maison, évidemment, pour pouvoir continuer à travailler, reprendre une activité. Le fait d’avoir eu cette idée, c’était quelque chose de vraiment très bien pour la société et même pour le personnel.

Pascal Constantin, sous-chef

L’entreprise tente également de se renouveler en variant les formules. En plus des traditionnels menus, elle propose des formules spéciales pour certains événements comme la Saint-Valentin ou encore des paniers garnis.

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