Nîmes : des mineures victimes de proxénétisme dans un appartement du centre-ville

Deux hommes et une femme ont été interpellés et placés en garde à vue mardi 3 août pour proxénétisme. Des caméras et un livre de compte ont été découverts dans un appartement du centre-ville de Nîmes où des jeunes femmes mineures se prostituaient.
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Illustration. © AFP

Les passes avaient lieu dans un appartement du centre-ville, près des arènes de Nîmes. Le groupe « économies souterraines » de la Sûreté départementale du Gard, enquêtait depuis plusieurs semaines sur des individus suspectés de prostituer des jeunes femmes. Mais ce sont les plaintes pour viols de deux jeunes victimes, qui ont permis de localiser et débusquer les deux malfaiteurs.

Un appartement découvert suite à une plainte pour viol

Ces deux jeunes filles mineures, placées dans un foyer, ont toutes deux déclarées avoir été violées dans cet appartement. Une fois arrivé sur les lieux, les policiers ont surpris un homme d'une trentaine d’années, déjà connu des forces de l’ordre, au lit avec une jeune femme. Sur place des caméras servant à filmer les passes ont été découvertes. La présence d’un livre de compte a clairement confirmé les activités de proxénétisme.

L’appartement était loué à une jeune fille de 16 ans, la petite amie du principal suspect, par l’intermédiaire d’un foyer pour mineures. Deux hommes et une femme sont actuellement en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour proxénétisme.

Un réseau de prostitution via les réseaux sociaux

Pour trouver les clients et fixer les rendez-vous, les proxénètes agissaient sur les réseaux sociaux. Depuis quelques années, le phénomène se banalise : la prostitution délaisse le trottoir pour migrer sur le web, ce qui complique la tâche des forces de l’ordre.

Une solution confortable et surtout bien plus discrète pour les clients. Car depuis la loi du 13 avril 2016, les prostituées sont considérées comme des victimes et ce sont les clients qui sont sanctionnés. Avoir recours à une prestation sexuelle tarifée est sanctionné d’une amende s’élevant jusqu’à 1.500 € pour encouragement au système prostitutionnel.

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