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Nîmes : à deux pas des arènes, le retour des Gladiateurs

Parmi les combattants du gala de Nîmes beaucoup d'internationaux, mais aussi de jeunes professionnels Français dont la carrière débute. / © Jean Kader
Parmi les combattants du gala de Nîmes beaucoup d'internationaux, mais aussi de jeunes professionnels Français dont la carrière débute. / © Jean Kader

Depuis six ans, la ville de Nîmes accueille le gala de la GFA ( gladiator figthing area), l'une des plus importantes ligue de sport de combat en France. Un événement qui permet au grand public de découvrir un sport, dérivé du MMA, encore méconnu du grand public : Le Pancrace. 

Par Clément Barbet


Les cris des spectateurs résonnent dans les gradins de la salle Pablo Neruda de Nîmes. Nous sommes au gala international de la Gladiator Figthing Area.

Au centre de la salle les projecteurs éclairent le ring. Entre chaque combat la musique résonne, et le speaker chauffe la salle.
 

800 spectateurs comblés


Ici, chaque combattant fait son entrée sur la musique de son choix, plus qu’un duel c’est un véritable show qui est proposé aux 800 spectateurs présents dans la salle. 
 
 Entre chaque round, les ring girls montent sur le ring pour annoncer au public où en est la partie.  / © Jean Kader
Entre chaque round, les ring girls montent sur le ring pour annoncer au public où en est la partie.  / © Jean Kader

On est venu en famille pour apprécier le spectacle “ D’habitude je regarde ça à la Tv avec mon grand frère, mais là c’est impressionnant de voir ça en vrai. On entend le bruit des coups et tout!” explique Enzo 13 ans.
 
Chaque combattant entre sur le ring sur la chanson de son choix en passant sous cette arche. / © Jean Kader
Chaque combattant entre sur le ring sur la chanson de son choix en passant sous cette arche. / © Jean Kader

 

Différence entre MMA et Pancrace



Au GFA fight show, on ne parle pas de MMA (mixed martial arts) mais de Pancrace, le dérivé français de ce sport phénomène, qui voit aux Etat-Unis notamment s’affronter des combattants en cage : 

“ La différence c’est que chez nous il n’y a pas d’octogone grillagé c’est interdit en France” explique Jean-François Billon, fondateur de la GFA.

De plus, les règles ne sont pas tout à fait les mêmes, les combattants utilisent certes les pieds et les poings mais il y a des limites à ne pas dépasser : “ il est interdit de frapper l’adversaire lorsqu’il est à terre”  ajoute l'organisateur de l'événement. 

Niveau équipement pas de combat à main nue mais des gants qui laissent dépasser les doigts, et sur la tête pas de casques. 
 

De 300 à 3000 euros


Au bout des trois rounds de 5 minutes, de la sueur, des cris  et parfois des blessures…

Mais ici pas de gros chèques comme aux États-Unis.  Les combattants les plus connus peuvent espérer jusqu'à 3000 euros, comme pour le Français Davy Gallon qui remporte son combat face au Brésilien Sydney Machado. 


Pour les plus jeunes, le cachet est moins important. A 22 ans, Romain Debienne vient de remporter son deuxième combat professionnel. Avec son coach et sa petite amie il a fait le déplacement depuis le Pas-de-Calais. 

Ce soir, il empoche 300 euros.  A peine de quoi rembourser le déplacement et la nuit d’hôtel pour l’équipe.
 
Ici, le nerf de la guerre c’est la fierté avant tout.
 

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