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Nîmes : dissolution du CRAC, une des principales associations anticorrida

Les forces de l'ordre et les manifestants anti corrida face à face à Rodilhan, dans le Gard / © F3.S.NAVAS
Les forces de l'ordre et les manifestants anti corrida face à face à Rodilhan, dans le Gard / © F3.S.NAVAS

Souffrant d'un cancer, le président du Comité radicalement anticorrida (Crac) Jean-Pierre Garrigues a annoncé la dissolution de cette association anticorrida, appelant d'autres militants à poursuivre "la lutte jusqu'à l'abolition".

Par Z.S. avec AFP

Le président du Comité radicalement anticorrida (Crac) a annoncé la dissolution de cette association.

"Je ne suis plus en mesure de continuer le combat"


"Depuis bientôt deux ans, je lutte contre une maladie grave, très invalidante, un cancer du cerveau", écrit Jean-Pierre Garrigues, dans un communiqué publié sur le site de l'association. "Je ne suis plus en mesure de continuer le combat, si dur, que j'ai mené pendant plus de 15 ans", poursuit le militant âgé de 53 ans. "J'ai décidé, avec l'accord de l'équipe du Crac Europe, de dissoudre ces deux associations" (Crac et Crac Europe).

"Aux autres de continuer la lutte jusqu'à l'abolition !"


"Aux autres de continuer la lutte jusqu'à l'abolition !", conclut celui qui fut la bête noire des aficionados. A la tête du Crac, Jean-Pierre Garrigues a notamment transformé Rodilhan, la petite localité gardoise de 2.500 habitants où il était enseignant, en symbole de la lutte entre pro et anticorridas. Le 8 octobre 2011, des dizaines d'activistes anticorridas s'étaient enchaînés au centre des arènes de cette commune de la périphérie nîmoise en déclenchant des fumigènes rouge sang, avant de scander des slogans le poing levé. Ils avaient été frappés alors qu'ils étaient au sol, entravés, et avaient été évacués avec brutalité par des aficionados.

De la prison ferme contre des aficionados


Des peines allant jusqu'à six mois de prison ferme ont été prononcées le 14 avril 2016 par le tribunal correctionnel de Nîmes contre 17 aficionados, dont le maire Serge Reder, condamné à 1.500 euros d'amende et qui a fait appel. Jean-Pierre Garrigues, absent du procès pour raisons de santé, avait lui été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 2.000 euros d'amende en tant qu'organisateur d'une manifestation non autorisée.

Le CRAC, une des principales associations anticorrida


D'importantes dissensions internes avaient suivi le procès, provoquant notamment le départ du vice-président du Crac, Roger Lahana. Fin octobre 2016, quelque 200 militants du Crac avaient à nouveau manifesté dans une ambiance tendue à Rodilhan et en octobre 2017, la corrida a été annulée dans la petite commune. Le Crac était l'une des principales associations luttant en France contre la mise à mort des taureaux dans les arènes avec l'Alliance anticorrida, basée à Nîmes, et la Fédération des luttes pour l'Abolition des corridas (Flac), basée à Agde (Hérault).

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