Nîmes : les communistes réclament plus de bus gratuits

Actée à Montpellier, la gratuité des transports en commun n'est pas encore à l'ordre du jour à Nîmes. La métropole de la capitale gardoise a quand même voté, en début d'année, une gratuité partielle. Une décision que les élus communistes voudraient étendre davantage.

En septembre prochain, seuls les habitants âgés de 70 ans et plus auront droit à la gratuité sur le réseau des bus Tango à Nîmes.

La métropole nîmoise a voté cette décision en début d’année, mais cette gratuité limitée ne satisfait pas les membres du Parti Communiste :

"Nous demandons la gratuité pour les plus de 60 ans, les retraités, également pour tous les jeunes de moins de 18 ans, mais aussi les jeunes majeurs lycéens, étudiants et stagiaires" explique Michel Perfettini, responsable communiste dans le Quartier Pissevin. 

Les élus communistes dénoncent en outre l’augmentation de près de 30% des abonnements scolaires :  20€ de plus à débourser sur l'année, à la rentrée de septembre.

Hausse du prix du ticket

En fait, les transports en commun vont augmenter pour la plupart des usagers : le prix du ticket à l’unité, immobile depuis huit ans, prend 10 centimes et passe donc à 1,40 €. Quant à l’abonnement mensuel tout public, il passe de 33,30 € à 38 euros.

Le Président de la Métropole Nîmoise justifie cette politique tarifaire en expliquant qu'il faut des ressources pour moderniser le matériel roulant :

Le transport à Nîmes, il est déjà gratuit à hauteur de 83 %. Les 17 % de recettes, les 8 millions d’euros, c’est ce qui me permet de réinvestir chaque année sur ma flotte.

Franck Proust, président (LR) de Nîmes Métropole

Par ailleurs, l'objectif d'une flotte de bus 100% propre a été annoncé : une quarantaine de véhicules à énergie verte doivent être mis en service avant la rentrée scolaire.

Écrit avec A.Rozga