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Nîmes : le syndicat Alliance dénonce le manque d’effectifs dans les centres de rétention

Le syndicat de police Alliance est en tournée dans les trois centres de rétention administrative du Languedoc-Roussillon. Une délégation de cinq personnes se déplace à Sète jeudi 21 juin et à Perpignan mercredi 20 juin. Ce mardi 19 juin, les représentants du syndicat étaient à Nîmes.

Ils dénoncent le manque d'effectifs face à la montée de l'insécurité dans ces centres de rétention. Une conséquence selon le syndicat de la circulaire du ministère de l'intérieur en 2017.

Des situations intolérables


Des armes de fortune confectionnées à la hâte et des locaux dégradés par des personnes retenues, de plus en plus souvent aux abois. Voilà à quoi sont confrontés les policiers en charge des centres de rétention administrative de la région.

La situation au sein des CRA s'est détériorée en octobre 2017. Après l'assassinat de deux jeunes femmes par un sans-papier à Marseille, une circulaire ministérielle a durci les conséquences des contrôles et fait exploser le nombre des étrangers placés en rétention.

David Leyraud, Secrétaire régional adjoint, syndicat Alliance : " Nous nous trouvons donc en présence d’individus potentiellement dangereux qui relèveraient de la pénitentiaire ou de la psychiatrie pour un certain nombre, or ni les effectifs en terme de formation ou de nombre ni les locaux en terme de sécurité ni la doctrine des armes à l’intérieur n’ont évolué contrairement à la population elle-même "...

A l'origine, 126 personnels étaient affectés au CRA pour encadrer 40 retenus. Aujourd'hui, ils ne seraient plus que 91 fonctionnaires pour effectuer la même tâche, avec comme conséquence une dégradation des conditions de travail.

" Il faut aujourd’hui un véritable plan pour la police aux frontières, un plan d’urgence en terme d’effectif, en terme bâtimentaire, en terme de doctrine d’emploi… Un groupe de travail à ce sujet a été créé à la demande d’Alliance, donc aujourd’hui, tout cela doit évoluer, nous ne pouvons plus aller dans cette direction ".
 

Alliance prévient : les centres de rétention comme celui de Nîmes seraient devenus de véritables poudrières. 

La loi "asile et immigration" fixe désormais à 90 jours la période de rétention possible pour un étranger en situation irrégulière, contre 45 jusqu'ici.

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Le syndicat Alliance tire la sonnette d'alarme sur la situation des centres de rétention administrative de la région.

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