Traditions taurines : annulation des fêtes votives dans un village du Gard, le ton monte entre le maire et le président du comité des fêtes

La décision "irrévocable" d'un maire du Gard met en émoi les défenseurs des traditions taurines. À Montmirat, le premier magistrat vient d'annuler la fête votive jusqu'à la fin de son mandat en 2026. Il invoque le non-respect par le comité des fêtes de ses arrêtés municipaux.

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À Montmirat, petit village gardois de 487 habitants, au nord de Sommières, l'affaire ne laisse pas indifférent.

La municipalité a décidé d'annuler les fêtes votives jusqu'en 2026.

C'est dommage ! C'est l'occasion de faire la fête entre amis.

Une habitante déçue.

Rififi entre le maire et le comité des fêtes

Le maire l'a annoncé officiellement par courrier au président du comité des fêtes, la traditionnelle fête votive est annulée jusqu'en 2026. Mais pourquoi ?

"Tant que la direction de ce comité des fêtes n'aura pas changé" s'étonne Thierry Joujoux, président du comité des fêtes Montmiratois en lisant le fameux courrier du maire.

La fête votive de Montmirat attire chaque année des milliers de spectateurs autour des bandidos et autres abrivados.

Une ambiance parfois trop festive émaillée comme lors de la dernière édition d'une bagarre autour d'une buvette fermée trop tard.

J'admets qu'il y a eu quelques débordements. Mais le maire ne veut plus de fêtes votives. Il veut un comité des fêtes qui fera des manifestations apaisées. Ce sont nos traditions qui disparaissent comme si on annulait le carnaval de Dunkerque. C'est pareil !

Thierry Joujoux, président du comité des fêtes montmiratois.

Une atmosphère tendue dans le village

Une décision justifiée, selon le maire, par le non-respect des horaires fixés pour la fête mais aussi en raison d'un climat tendu.

On a fait une réunion avec les gendarmes de Saint-Chaptes. A un moment, le président du comité des fêtes s'est levé et a annoncé, excuser l'expression, "moi, à 60 ans, je ne vais pas me laisser emmerder par les arrêtés". Il n'y a donc plus de confiance.

François Granier, maire de Montmirat.

Une querelle de clocher qui affecte en premier lieu les manadiers privés d'une occasion de faire valoir leurs traditions.

Écrit avec A. Rozga.