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A Saint-Sauveur Camprieu, le haut débit n'est pas au rendez-vous

Saint-Sauveur Camprieu, au nord du Gard, situé en "zone blanche". Le haut débit est attendu en 2022. février 2019 / © F3LR
Saint-Sauveur Camprieu, au nord du Gard, situé en "zone blanche". Le haut débit est attendu en 2022. février 2019 / © F3LR

La continuité territoriale est un principe de service public. Avec des exceptions, au grand dam des habitants de Saint Sauveur Camprieu, petite commune gardoise excentrée et pénalisée par cette "zone blanche", sans internet ni mobile, et avec des lignes filaires vétustes. 

Par C.Alazet avec L.Beaumel

A Saint Sauveur Camprieu, petite commune située tout au nord du Gard, communiquer avec l'extérieur est un vrai chemin de croix.
 
En décembre 2018, le village a été coupé du monde. Ni fixe ni portable ni internet. Un souvenir pénible pour André Boudes, le maire de Saint-Sauveur-Camprieu.

ça a duré tout le mois, pas de portable, rien, et au moment de Noël en plus.


Il ne se passe pas une semaine sans que Saint Sauveur Camprieu ne reçoive la visite d'un technicien, tant le réseau filaire est vétuste. 
Mais comme la fibre doit arriver en 2022, France Télécom ne semble pas pressée d'engager des travaux. 

Pour celles et ceux qui voudraient travailler au pays, rien n'est simple, comme le constate chaque jour Viviane Bastide, la secrétaire de mairie du village.

L'emploi ne court pas le territoire. Il faut pourtant de la diversité dans notre population, des enfants dans notre école, pas que des personnes âgées et des résidences secondaires, il faut des jeunes actifs aussi.


En mairie aussi, à l'heure de la dématérialisation, tout est plus compliqué. Le papier est encore roi, mais pour combien de temps ?

Et il y a de moins en moins de postes de téléphones fixes au village, alors sans portables, les habitants sont totalement livrés à eux-mêmes.
Et cela peut avoir des conséquences graves. Comment appeler les secours par exemple?

Jean-Paul est retraité, il a des soucis de santé. Il séjourne depuis 41 ans à Camprieu. Depuis quelques temps, il n'a plus de téléphone fixe. Et n'admet pas d'être un habitant de seconde zone.

On attend depuis 2 ans et demi un nouveau branchement. On paie des impôts comme les autres.


Une incompréhension partagée par le maire de ce village de 270 habitants l'hiver, 3000 l'été, un territoire où le tourisme est essentiel.

C'est pénible, on a l'impression de passer tout notre temps à régler ces problèmes et ce n'est pas notre rôle.


Heureusement le système D fonctionne à plein, la solidarité aussi et la bibliothèque du village ne désemplit pas, en attentant le haut débit.
 


 

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