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La ville d'Alès épinglée par une association d'automobilistes pour avoir augmenté les amendes de stationnement

Depuis 2018, les tarifs des amendes de stationnement est fixé par les municipalités. Auparavant, le "PV" pour défaut de paiement était fixé à 17 euros partout en France. / © France Occitanie
Depuis 2018, les tarifs des amendes de stationnement est fixé par les municipalités. Auparavant, le "PV" pour défaut de paiement était fixé à 17 euros partout en France. / © France Occitanie

Un an après le changement de la loi qui permet aux maires de fixer le tarifs des amendes de stationnement, l'association "40 millions d'automobilistes" fait le point sur les villes qui avaient promis de ne pas dépasser les 17 euros. La ville gardoise d'Alès n'aurait pas tenu parole.

Par Isabelle Bris

La ville gardoise d'Alès a-t-elle manqué à sa promesse de ne pas augmenter les tarifs de stationnement en ville ? C'est ce qu'affirme aujourd'hui l'association 40 millions d'automobilistes.

 La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (Maptam) de janvier 2014 a donné la liberté aux maires de fixer le montant des pénalités pour infraction au stationnement payant.
Au moins 800 communes, soit celles qui monnayaient déjà le droit de se garer dans leurs rues, sont entrée dans cette valse des «contredanses».
 

Redoutant que certaines municipalités profitent de l’entrée en vigueur de la dépénalisation du stationnement et du forfait post-stationnement au premier janvier 2018 pour augmenter le montant de la sanction financière contre des automobilistes ne s’étant pas acquittés du paiement dû pour stationner leur véhicule, l’association «40 millions d’automobilistes» avait publié, dès décembre 2013, le manifeste  «Mon maire s’engage» et demandé à tous les maires de France concernées de ne pas prononcer de hausse du montant de l’amende.

A l'époque, début 2014, Max Roustan, le maire d'Alès avait répondu favorablement à cette demande en signant ce manifeste.
 

En 2017, l'association relance les maires de toutes les communes qui n'ont pas encore signé et considère que ceux qui, comme le maire d'Alès ne se manifestent pas, n'ont pas changé d'avis.

Mais un an après l'entrée en vigueur de la loi Maptam, force est de constaté qu'à Alès, la tarification dépasse les 17 euros.

Elle est de 20 euros en zone A, dans l'hyper centre et de 17 euros 50 en zone B, dans les autres quartiers de la ville d'Alès.

Au 1er janvier 2018, peut-on lire sur le site de l'association, lors de l’entrée en vigueur du FPS (forfait post-stationnement) , "43 municipalités s’étaient engagées à ne pas augmenter l’amende de stationnement, mais un an plus tard, «40 millions d’automobilistes» a constaté avec amertume que 15 de ces communes (dont Alès, NDLR) n’avaient en réalité pas respecté leur engagement auprès de l’association et des automobilistes", tandis que d’autres, comme Castres par exemple, ont fait le choix de diminuer le montant de l’amende qui passe de 17 à 10 euros.


Que répond la ville d’Alès ?


Agacé par la démarche de l'association, le directeur général des services d la ville d'Alès ne se souvient pas de cet unique courrier vieux de cinq ans. Christophe Rivenq préfère parler de la politique globale de stationnement.
 

A savoir que en zone A, dans l’hyper centre, la première heure de stationnement est gratuite et que ces 20 euros (amende à payer en cas de défaut de paiement par horodateur) incitent en fait les automobilistes à de courtes durées de stationnement, pour éviter les voitures ventouses.

Il rappelle aussi que le stationnement est gratuit entre midi et deux, au centre ville et que l’on peut se garer sans payer toute la journée sur des parkings situés à l’extérieur de la ville puis prendre l'une des trois navettes gratuites, elles aussi,  pour rejoindre le coeur de ville.
 

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