Après Condom, il s'installe dans un arbre en face du ministère de la Transition écologique pour sauver des platanes

Bien arrimé dans un arbre placé en face du ministère de la Transition écologique, le militant écologiste gersois, Thomas Brail y vit depuis le 28 août. / © Martin BUREAU / AFP
Bien arrimé dans un arbre placé en face du ministère de la Transition écologique, le militant écologiste gersois, Thomas Brail y vit depuis le 28 août. / © Martin BUREAU / AFP

Après Mazamet (Tarn), après Condom (Gers), direction Paris pour Thomas Brail. Ce militant écologiste gersois, est accroché en haut d’un platane parisien, juste en face du ministère de la Transition écologique, depuis le 28 août. Son but : annuler la coupe de platanes prévue à Condom.

Par Sylvain Duchampt

En ce dimanche, il en est à sa cinquième journée perché dans un platane, situé en face du ministère de la Transition écologique, à Paris. Thomas Brail cherche à protester contre des coupes d'arbres prévues dans la ville où il vit, Condom.

Ce militant écologiste n'en est pas à son coup d'essai. Depuis le début de l'année, le grimpeur arboriste a déjà effectué la même action à Mazamet, dans le Tarn et à Condom dans le Gers.

Sauver des arbres contre le réchauffement climatique

Si l’action peut paraître insolite, l’homme ne compte visiblement pas redescendre de sitôt : « Je ne suis pas prêt à redescendre de cet arbre. Les maires ne sont pas propriétaires des arbres situés dans leur commune, explique-t-il à Franceinfo. À l'heure du réchauffement climatique, il faut savoir que des arbres en moins, ce sont des degrés en plus. »

Ravitaillements en nourriture et nuits en hamac

D’après lui, la municipalité de Condom cherche à abattre 25 platanes vieux de 120 ans. L’abattage irait, toujours selon l’homme, contre un article du code de l'environnement qui interdit de porter atteinte à des rangées d'arbres ou des alignements d'arbres le long de rues et de routes, sauf si ceux-ci sont malades, présentent un danger ou exceptionnellement pour des travaux.
En attendant, Thomas Brail reste attaché grâce à un système de cordages et relaye son action sur la page Facebook Groupe national de surveillance des arbres. Ravitaillé en nourriture, il dort la nuit dans un hamac.

Du renfort dans les cimes

Son action semble faire des émules. Un autre grimpeur s'est installé dans un arbre à ses côtés samedi matin. Tous les deux espèrent être entendus par le ministère afin de sauver de la coupe un maximum d'arbres.

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