Carte du déconfinement : pourquoi le Gers reste le seul département d'Occitanie classé en orange

La carte de déconfinement établie quotidiennement par le ministère de la santé a évolué vendredi 1er mai : le Lot et le Tarn passent respectivement du rouge et de l'orange au vert. Seul le Gers reste orange, ce qui suscite une vive incompréhension chez certains élus du département. 

Le Gers est le seul département d'Occitanie à ne pas passer au vert.
Le Gers est le seul département d'Occitanie à ne pas passer au vert.
Ainsi, le département du Gers reste le seul de toute la région Occitanie à demeurer orange sur la carte du déconfinement, en date du 1er mai 2020. Classé rouge "par erreur", le Lot est repassé en vert, tout comme le Tarn (auparavant classé orange). Cette exception gersoise est-elle amenée à évoluer ? Certains élus, qui s'étonnent de ce classement, le souhaitent vivement. C'est notamment le cas du président du conseil départemental. Philippe Martin rappelle que les indicateurs sont positifs dans le Gers : les hospitalisations, au nombre de 26 (dont 4 en réanimation) au 1er mai, sont en baisse constante, tout comme le nombre de passages aux urgences. "C'est incompréhensible !", s'insurge le président du département, manifestement en colère, "le Gers aurait dû être classé en vert depuis le début. Quand la première carte a montré le Lot, le Tarn et le Gers, en rouge et orange, je me suis dit "ok", il y a peut-être des choses à améliorer mais là, qu'on soit le seul, dans un océan de vert, c'est inadmissible !" Philippe Martin, qui a reçu un courrier explicatif de l'ARS (agence régionale de santé) croit comprendre que deux critères ont été défavorables, à commencer par le nombre de passages aux urgences. "Il suffit qu'une personne se présente avec une suspiçion pour qu'elle soit comptabilisée. Ce sont souvent des personnes âgées qui se présentent aux urgences faute de médecine de ville. C'est exactement pour cela que le Lot avait été placé en rouge !" Mais c'est le second critère qui fait bondir Philippe Martin : "Il y a une grosse campagne de tests dans les Ehpad, ce qui fait que le nombre de cas positifs est plus élevé que la moyenne nationale. Faut-il arrêter de tester pour passer en vert ?"

C'est injustifiable et impardonnable, les arguments sont faibles, ça m'afflige !

Et de regretter l'impact négatif sur la population qui s'inquiète, à juste titre selon le président du conseil départemental, de cette exception gersoise. 

Le député LREM de la 1ère circonscription gersoise, Jean-René Cazeneuve, se veut confiant mais en appelle au civisme et à la responsabilité de chacun. "Le problème ne vient pas de la capacité de lits en réanimation, là-dessus, le critère régional est bon, le souci, c'est que la vitesse de propagation du virus est un peu au-dessus de la moyenne. Bien sûr, ce n'est pas spectaculaire comme dans l'est de la France mais ramené au nombre d'habitants, c'est relativement élevé".
Et le député de rappeler qu'il reste une semaine avant la date-butoir du 11 mai, pour le début du confinement. "On n'est pas loin de passer au vert mais il faut continuer à être vigilant"




 
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