Gers : levée des dernières restrictions liées à la propagation de la grippe aviaire dans les élevages

La progression de la grippe aviaire a fini par être enrayée au prix de l'abattage. Le ministère de l'agriculture vient de décider la levée des dernières restrictions dans les élevages. Sont concernés une partie du département des Landes, les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne et le Gers. 

Les canards vont pouvoir être déconfinés après plusieurs semaines de claustration.
Les canards vont pouvoir être déconfinés après plusieurs semaines de claustration. © E.Fillon/FTV

Le risque de propagation de la grippe aviaire a baissé, les autorités estiment donc que la zone de surveillance renforcée dans le Sud-Ouest peut être assouplie.

Le ministère de l'agriculture a donc annoncé jeudi qu'il levait les restrictions dans les élevages d'une partie du département des Landes, dans le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et le Gers.

 

Compte tenu du travail d'assainissement effectué dans les élevages et du constat de l'absence de persistance du virus, la zone de surveillance renforcée qui couvrait une partie du département des Landes, des Pyrénées atlantiques, du Gers et du Lot-et-Garonne est levée le 10 juin.

Le ministère de l'agriculture

Risque "négligeable"

"La quasi-totalité du Sud-Ouest redevient indemne d'influenza aviaire et les restrictions mises en place depuis plusieurs mois dans les communes concernées sont abrogées", ajoute le ministère dans un communiqué. Le niveau de risque est considéré comme "négligeable" sur l'ensemble du territoire métropolitain depuis le 28 mai.

Depuis le 28 avril, aucun nouveau foyer n'a été détecté en élevage en France, ni aucun cas dans la faune sauvage depuis le 3 mai, précise le ministère.  Le virus H5N8, présent chez des oiseaux migrateurs, s'est répandu cet hiver dans les élevages du sud-ouest de la France, réputé pour la production de foie gras. Sa progression a fini par être enrayée au prix de l'abattage - souvent préventif - de plus de 3,5 millions de volailles, essentiellement des canards. Cet épisode a induit des arrêts prolongés de production pour les éleveurs et privé les industriels de matière première.
 

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