Le groupe pharmaceutique Pierre Fabre relocalise une partie de son activité industrielle dans le Tarn et le Gers

Après avoir récemment vendu ses marques Galénic, au chinois Yatsen, et Elancyl à l'espagnol Cantabria Labs le groupe pharmaceutique et cosmétique tarnais annonce 11 millions d'euros d'investissements sur ses sites de Gaillac (Tarn) et d'Aignan (Gers).
Le site d'extraction et de production d'actifs des laboratoires Pierre Fabre à Gaillac
Le site d'extraction et de production d'actifs des laboratoires Pierre Fabre à Gaillac © Laurent Galaup
Après avoir cédé coup sur coup au mois d'octobre ses marques de soins anti-cellulite Elancyl à l'Espagnol Cantabria Labs et de soins de la peau Galénic au chinois Yatsen, Pierre Fabre a annoncé qu'il allait investir 11 millions d'euros sur ses sites de Gaillac (Tarn) et d'Aignan (Gers) en 2021.

Le groupe pharmaceutique et cosmétique tarnais renforce ainsi encore sa stratégie industrielle de fabrique de la quasi totalité de ses produits finis en France, notamment dans la région qui l'a vu prospérer.

De nouveaux principes actifs extraits à Gaillac

C'est d'abord l'usine de chimie fine de Gaillac, qui emploie 185 salariés et où sont fabriqués la plus grande partie des actifs pharmaceutiques et cosmétiques du groupe, qui va bénéficier de ces nouveaux investissements. Un total de 9,3 millions d'euros est débloqué pour ce site spécialisé dans l’extraction de principes actifs d’origine végétale.

 
Une partie de cet investissement (4,5 millions d'euros) devrait être consacré à la relocalisation dans le Tarn de deux produits anti-cancéreux (encorafenib et binimetinib) jusqu'alors fabriqués en Allemagne. La seconde partie de l'investissement (4,8 millions d'euros) est destinée à faire passer à l'échelle industrielle la fabrication d'un actif dermo-cosmétique issu de l'eau thermale d'Avène. 

Une nouvelle ligne de production à Aignan 

Le site gersois de Pierre Fabre, qui emploie 75 salariés à Aignan, sera pour sa part modernisé, à hauteur de 1,8 million d'euros, pour augmenter sa capacité de production de sucres pharmaceutiques cuits servant à des médicaments de sevrage tabagique tels que Nicopatch ou Nicopass. Une nouvelle ligne de production sera créée pour accompagner dès 2023 un contrat d'exportation vers les Etats-Unis.

Ces nouveaux investissements confirment la stratégie de Pierre Fabre de développer l’implantation de ses activités industrielles dans le sud-ouest de la France, où le groupe possède 5 usines (Castres, Avène, Gaillac, Aignan et Cahors). C'est dans cette région, ainsi que dans ses deux usines du Loiret (Gien, Chateaurenard), que le groupe tarnais réalise 95% de sa production pharmaceutique et cosmétique. dans le médicament (Gien, Cahors, Aignan) ou dans la dermo-cosmétique (Castres-Soual, Avène, Château-Renard).

Pierre Fabre, dont le siège est à Castres, emploie 11.000 salariés et a réalisé 2,4 milliards de chiffre d'affaires en 2019, dont la moitié à l'international. Il compte deux divisions : l'une, médicale, principalement oncologique et dermatologique, et l'autre dermo-cosmétique, avec des marques distribuées à l'étranger telles que Ducray, Avène, René Furterer, A-Derma ou encore Klorane. Pierre Fabre indique investir chaque année entre 45 et 50 M€ dans son outil industriel
 
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