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Colomiers : une salariée surexposée accidentellement à des rayons X

Les locaux de l'Apave à Colomiers / © Google
Les locaux de l'Apave à Colomiers / © Google

Une salariée d'une société de radiographie industrielle a été victime de surirradiation le 31 juillet dernier. Le dispositif de sécurité avait été désactivé en raison d'un problème technique. L'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) a classé l'incident au niveau 2 sur 7. 

Par Fabrice Valery

Une opératrice de l'agence de Colomiers (Haute-Garonne) de la société Apave Sudeurope a été accidentellement exposée au rayonnement d'un générateur de rayons X le 31 juillet dernier, a-t-on appris ce mardi dans un communiqué de l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) qui a classé l'incident au niveau 2 sur 7.

Exposée pendant plusieurs minutes

Selon l'ASN, "l’opératrice est entrée dans la casemate sans savoir que l’appareil émettait des rayonnements ionisants. Elle a été directement exposée au faisceau du tube radiogène pendant plusieurs minutes".
La société a aussitôt suspendu l’utilisation de l’installation et a demandé "le développement en urgence du dosimètre passif de l’opératrice". Elle a déclaré cet événement à l’ASN le 4 août 2015. Le 5 août 2015, des inspecteurs de l’ASN et un inspecteur du travail ont mené une inspection en présence du médecin du travail de l’établissement.

Le dispositif de sécurité avait été désactivé

Le dispositif de sécurité qui coupe l’émission de rayons X lorsque les portes de la casemate sont ouvertes avait été volontairement désactivé peu avant l’événement, suite à une défaillance technique. Pour l'ASN, "cela constitue un écart réglementaire et une défaillance grave de l’organisation de la radioprotection".

Une dose quatre fois supérieure à la limite annuelle

Le dosimètre passif de l’opératrice a mesuré une dose efficace de 82 millisieverts, supérieure à la limite annuelle réglementaire de dose efficace. Cette limite est de 20 millisieverts pour une personne susceptible d'être exposée aux rayonnements ionisants dans le cadre de son activité professionnelle. La dose mesurée sur l'opératrice était donc quatre fois supérieure à la limite annuelle. Certaines parties du corps ont pu recevoir des doses plus élevées. 
L'ASN a décidé de classer temporairement cet événement au niveau 2 de l'échelle des événements radiologiques INES, qui comprend 8 niveaux de 0 à 7. "​Ce classement pourra être réévalué à la hausse en fonction des conclusions de l’analyse en cours et des expertises associées" précise toutefois l'ASN.

La radiographie industrielle est une méthode de contrôle par émission de rayons gamma ou X. Elle vise à détecter les éventuels défauts des pièces industrielles et ouvrages, en particulier des soudures. 

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