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Haute-Garonne : fausse alerte à l'anthrax au centre de tri postal de Saint-Alban

Le centre de tri du courrier de Saint-Alban en Haute-Garonne a été évacué pendant 3 heures ce mercredi matin en raison d'une alerte pour vérifier le contenu d'un colis. Les pompiers et la police se sont rendus sur place. C'était une fausse alerte.
Les pompiers devant le centre de tri
Les pompiers devant le centre de tri © Luc Truffert / France 3 Midi-Pyrénées
Une fausse alerte à l'anthrax a été déclenchée ce jeudi matin au centre de tri de La Poste à Saint-Alban au nord de Toulouse dans la Haute-Garonne. Le centre avait été évacué pendant 3 heures. Les pompiers sur place ainsi que des policiers spécialisés ont effectué des prélèvements : le colis d'où s'était échappé de la poudre blanche était en fait une commande de produits en provenance des Etats-Unis pour un étiopathe.

"L'alerte a été donnée vers 6H30 par des agents qui ont vu de la poudre blanche s'échapper d'un colis en provenance des Etats-Unis", a rapporté sur place le directeur de la plateforme de distribution du courrier, Jean-Luc Caraire. De telles alertes sont "très, très rares, heureusement. On en a connu au moment de l'anthrax et on a alors eu des situations difficiles", a-t-il dit.

L'anthrax est le nom communément employé pour la bactérie qui cause la maladie du charbon et qui a servi à commettre des attentats aux Etats-Unis à la fin de l'année 2001 et à la suite du 11-Septembre. Deux attaques avérées, sans lien avec Al-Qaïda, ont fait plusieurs morts mais la plupart des alertes étaient sans fondement.

EN VIDEO : le reportage de Luc Truffert et Vincent Albinet
durée de la vidéo: 01 min 28
Fausse alerte à l'anthrax
Aussi rares soient de telles situations, les personnels de la Poste sont sensibilisés à leur éventualité et c'est pour cela que l'alerte a été donnée, a indiqué M. Caraire.

Seulement six personnes se trouvaient à cette heure-là sur la plateforme qui emploie une centaine de salariés et où environ 70 devaient travailler mardi. Le gros du personnel, les facteurs, n'avaient pas encore pris leur service. A leur arrivée, ils ont été maintenus en dehors d'un périmètre de sécurité établi par les pompiers, les gendarmes et les démineurs.

Les quatre employés ayant été au contact de la poudre ont été isolés tandis que les gendarmes faisaient venir sur place le destinataire du colis. Celui-ci est un praticien de la commune voisine de Bruguières qui se sert du produit pour exercer une médecine douce.

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