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5 décès dans l'Ehpad de Lherm : “Nous tirerons les conséquences de ce que nous allons apprendre”, déclare Agnès Buzyn

La ministre de la santé Agnès Buzyn est arrivée à Lherm à la mi-journée. / © Frédéric Fraisse/France 3 Occitanie
La ministre de la santé Agnès Buzyn est arrivée à Lherm à la mi-journée. / © Frédéric Fraisse/France 3 Occitanie

Après le décès de cinq personnes des suites d'une probable intoxication alimentaire, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, s'est rendue à Lherm, ce mardi 2 avril 2019. Elle est allée à la rencontre des résidents, dans l'établissement puis au chevet des malades. 

Par Marie Martin

Dès lundi 1er avril, elle l'avait annoncé via son compte Twitter : "J'ai décidé de me rendre sur place. Nous devons comprendre les circonstances
de ce drame
".

Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, est donc arrivée à Lherm, au sud de Toulouse, dans le département de la Haute-Garonne à la mi-journée. Elle a brièvement rencontré le maire de la commune, Jean-Jacques Aycaguer, avant de se rendre dans l'Ehpad (établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes). Où elle s'est entretenue avec certains résidents.

"Je suis venue apporter de la compassion aux familles", a notamment déclaré la ministre de la santé. "Nous tirerons les conséquences de ce que nous allons apprendre de l'enquête. Les personnels ont fait leur travail, il y a des contrôles sanitaires très stricts, l'enquête dira s'ils ont été suivis d'effet".

Dans la nuit du dimanche 31 mars au lundi 1er avril, une vingtaine de personnes âgées de l'établissement a été prise de nausées, de vomissements et de diarrhées. Cinq d'entre elles sont décédées : quatre femmes âgées de 72 à 95 ans et un homme de 93 ans. Lundi en fin d'après-midi, 19 personnes restaient sous surveillance médicale "dont 16 en urgence relative sans que le pronostic vital de l'une d'elle ne soit engagé". 

Les premières autopsies doivent avoir lieu ce mardi et le Parquet a ouvert une enquête pour "homicides involontaires et blessures involontaires". 

Au moins trois familles de victimes ont annoncé leur intention de porter plainte. Les circonstances de cette intoxication restent en effet à déterminer.
Certaines familles ont déclaré, lundi 1er avril, que des repas venant de l'extérieur auraient été livrés ce jour-là mais le groupe Korian, propriétaire depuis peu de l'Ehpas (établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes) dément catégoriquement cette information.

A une question des journalistes sur place, la ministre Agnès Buzyn a indiqué qu'elle n'avait pas attendu ce drame pour prendre conscience de l'urgence d'une réforme dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes. "Les conditions de travail sont difficiles. Tout cela est très angoissant". 

La ministre de la santé s'est également rendue au chevet des personnes malades, intoxiquées mais dont le pronostic vital ne serait plus engagé. Elles sont toujours hospitalisées au CHU de Rangueil mais devraient rentrer à l'Ehpad dans le courant de la semaine, selon Agnès Buzyn. 

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