DIRECT. Mobilisation contre la réforme des retraites : les 5 informations à connaître à Toulouse et sa région

8ème journée de mobilisation contre la réforme des retraites ce mercredi 15 mars. On fait le point en 5 informations à connaître à Toulouse (Haute-Garonne) et dans sa région.

Pour la 8e fois, l’intersyndicale appelle à une journée de mobilisation contre la réforme des retraites. De nombreux secteurs impactés et des blocages sont à prévoir. 

Des actions dès ce mercredi au matin à Toulouse et Albi 

Dès le début de la journée, les manifestants ont multiplié les actions notamment à Toulouse. L'entrée de la rocade a été fermée au niveau de Rangueil car le bitume a fondu. Les opposants à la réforme y ont fait brûlé des pneus pour bloquer l'accès au périphérique. 

Les dépôts de bus Tisseo d'Atlanta et de Langlade à Toulouse étaient également bloqué ce mercredi matin. Les responsables du blocage seraient "du personnel extérieur" indique Tisséo. Le trafic a été fortement perturbé pendant plus de deux heures.

La police est intervenu pour mettre fin à l'action des manifestants. Le trafic des bus a repris peu avant 8h30 ce matin. Des perturbations sont tout de même à prévoir sur les lignes de bus et de tram en raison du mouvement social indique Tisséo sur son site. Le métro fonctionne normalement.

A Albi, l'intersyndicale a bloqué la gare sncf. Des bâches avec des slogans anti-réforme ont été accroché à la façade et des palettes avec des drapeaux de la CGT ont été installés afin d'en interdire les accès.

Des blocages dans les lycées et les universités

Dans les lycées, la pression s’accentue du côté des personnels et des élèves. A Saint-Affrique, dans l'Aveyron, les personnels de la cité scolaire Jean Jaurès se sont mis en grève dès ce mardi. La grève doit se poursuivre jusqu’à jeudi. “Bien sûr les parlementaires, ne seront pas en Aveyron, ils siègeront”, précise Laurent Sadock, le délégué Sud Education. “Mais ils doivent savoir que les décisions qu’ils s’apprêtent à prendre vont avoir de lourdes conséquences sur la vie des salariés, sur le travail, sur la santé.” 

Au lycée Bellevue, à Albi, les élèves ont pris part au mouvement en bloquant leur établissement ce mardi 14 mars. “Nous ne voulions pas bloquer le lycée un jour de bac blanc, donc nous avons choisi de le faire un jour avant”, explique un lycéen. “Et c’est aussi une manière de montrer que la mobilisation s’inscrit dans le quotidien. Ca me parait important de faire durer cette mobilisation au-delà des jours de l’intersyndicale.” 

En Ariège, des élèves des lycées Pyrène et du Castella à Pamiers, Pardailhan bloquent également leur établissement. Tout comme le lycéé Le Garros à Auch.

A Toulouse, L’IEP, l’Institut d’Etudes Politiques est toujours bloqué. A l’université Jean Jaurès, l’occupation des lieux se poursuit depuis le 7 mars.  

Toujours à Toulouse, des membres du personnel technique et administratif, ainsi que des laboratoires de recherche et des professeurs de l'université Paul Sabatier ont installé un barrage filtrant à l'entrée de leur établissement. Le bâtiment qui accueille des cours de licence, des salles de TD et de partiels est lui, bloqué depuis ce matin. Une assemblée générale se tiendra ce midi pour décider de la suite du mouvement.

De nouvelles coupures d’électricité sauvages 

Ce mardi 14 mars, Toulouse s’est retrouvée privée d’électricité pendant une heure. Des commerçants, des particuliers, au total 30 000 foyers ont été impactés. Une action qui a été revendiquée par la CGT Energies.

Des coupures sauvages d’électricité avaient déjà eu lieu dans le Tarn, à Blagnac et Beauzelle la semaine dernière. 

Pourquoi le mercredi 15 mars ? 

Ce jeudi 16 mars, l’Assemblée nationale doit se prononcer sur la réforme des retraites. Pour faire passer son texte, le gouvernement doit obtenir la majorité. Le vote reste pour le moment incertain et dépendra de la décision des députés Les Républicains. Avec cette nouvelle mobilisation, l’intersyndicale souhaite faire entendre sa voix, et peser sur les votes. 

Ce mercredi 15 mars est aussi une journée décisive pour le projet de loi. La CMP, la commission mixte paritaire, devrait aboutir à un texte commun. Les 7 députés et 7 sénateurs qui la composent sont chargés de le rédiger. 

Le Sénat devrait ensuite, dès le lendemain matin, adopter la réforme, puis dans l’après-midi, ce sera au tour de l’Assemblée nationale de statuer.

Une nouvelle manifestation à Toulouse

A Toulouse, le rendez-vous est donné pour une nouvelle manifestation.

Le départ du cortège se fera place Saint-Cyprien à partir de 15h. Les manifestants rejoindront alors le haut des allées Jean-Jaurès.