55 millions d'euros supplémentaires pour préserver et valoriser le Canal du Midi

© MaxPPP / Sylvestre
© MaxPPP / Sylvestre

Les gestionnaires du Canal du Midi ont validé vendredi les grands axes du futur plan de gestion, demandé par l'Unesco. Le but : préserver et développer ce site, classé au Patrimoine mondial. Une enveloppe de 55 millions d'euros va être dégagée pour y arriver.   
 

Par SD avec AFP

Platanes abattus, manque d'eau en raison de la sécheresse. Le Canal du Midi n'a pas échappé au cours des derniers mois aux problèmes à répétition. Les gestionnaires (quatre départements, Région, 16 intercommunalités et Voies naviagbles de France) de cet ouvrage, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, se sont mis d'accord sur une "feuille de route" afin de mieux se coordonner et de se doter des outils nécessaires à la protection et à la valorisation du canal. 

La Région Occitanie, VNF et les quatre départements (Aude, Haute-Garonne, Hérault et Tarn) se sont engagé  à verser 55 millions d'euros d'y parvenir. Une somme à laquelle il faut rajouter 88,5 millions prévus depuis 2017. 

Changer de méthode

"Certaines actions aboutiront en 2020, d’autres seront à inscrire dans le prochain contrat de plan 2021-2027 explique Étienne Guyot, préfet de la région Occitanie. L’important, c’est surtout que chaque action démontre un profond changement de méthode, de rythme et d’ambition."        
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La maladie du chancre coloré a durement éprouvé l'ouvrage, tuant des alignements de platanes centenaires. En l'absence
de solution pour les sauver, 25.400 ont été abattus, sur un total de 42.000, remplacés par des espèces diversifiées, chêne notamment, dont plus de 12.000 déjà replantés.
 

60% des eaux pour l'irrigation

"Le sujet est en train d'être géré", avec aussi la réfection nécessaire des berges, qui étaient stabilisées par les racines des platanes, indique le Directeur du projet Canal du Midi. 
           
Mais le canal, dont 60% des eaux vont à l'irrigation, doit aussi faire face au réchauffement climatique, avec son cortège de sécheresses estivales --mettant en concurrence durant l'été irrigation et navigation-- et d'inondations hivernales,
a-t-il relevé.
           

En la matière, "nous allons vers des difficultés croissantes", a-t-il souligné, citant parmi les pistes de solutions "l'optimisation de l'irrigation agricole, le fonctionnement des écluses et la maitrise des fuites".

Ces questions seront notamment à l'agenda d'un Conseil scientifique, dont la création est aussi prévue en 2020.
 

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