A Toulouse, près de 200 personnes manifestent contre l'antisémitisme

Publié le
Écrit par Marie Martin (avec AFP)
Une vingtaine de partis de gauche, d'associations antiracistes ou culturelles appelaient à ce rassemblement.
Une vingtaine de partis de gauche, d'associations antiracistes ou culturelles appelaient à ce rassemblement. © FSU 31

Neuf ans presque jour pour jour après les quatre meurtres par Mohammed Merah à l'école juive Ozar Hatorah, près de 200 personnes se sont rassemblées à Toulouse pour dire non à l'antisémitisme.

Le 19 mars, la ville de Toulouse basculait dans l'horreur. Ce matin-là, Mohammed Merah, un Toulousain de 23 ans, pénètre dans l'enceinte de l'école Ozar Hatorah et abat froidement un père et ses deux enfants, ainsi que la fille du directeur de l'établissement. Il s'enfuit après avoir grièvement blessé un adolescent.

Pour ne pas oublier, mais également alerter sur l'antisémitisme "ordinaire" qui continue de sévir en France, plusieurs partis de gauche et associations culturelles et antiracistes appelaient à un rassemblement, samedi 20 mars 2021, square Charles-de-Gaulle, à Toulouse.

Près de 200 personnes ont répondu à l'appel. Pour dénoncer "les crimes antisémites à Toulouse et ailleurs", pouvait-on lire sur une banderole.

"Les actes antisémites et les violences racistes sont en augmentation, en France et ailleurs dans le monde", a affirmé la représente de la FSU 31, Marie-Cécille Périllat lors d'une prise de parole au nom de la vingtaine de partis de gauche, d'associations antiracistes ou culturelles qui appelaient à ce rassemblement "contre les crimes antisémites à Toulouse et ailleurs".
"Onze personnes sont mortes parce que juives en quinze ans nous rappellent à nos obligations", a indiqué Marie-Cécille Périllat après avoir déclamé les noms de ces victimes, notamment toulousaines.

L'antisémitisme est un mal ancré profondément dans nos sociétés et qui a des racines anciennes. Il traverse tous les milieux. Nous avons pu croire qu'il était résiduel, qu'il ne représentait plus un danger dans notre pays. Nous avions tort

Marie-Cécile Périllat, présidente de la FSU 31

Les participants à ce rassemblement ont ensuite observé une minute de silence.
 

 

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