Affaire Krombach : Bamberski, le père de la victime, encore en correctionnelle ?

Le parquet de Mulhouse a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel d'André Bamberski, pour avoir organisé, fin 2009, l'enlèvement du médecin allemand Dieter Krombach. Bamberski voulait ainsi que Krombach soit condamné en France pour le meurtre de sa fille en 1982.

André Bamberski
André Bamberski © Maxppp
M. Bamberski, 75 ans, est poursuivi pour l'enlèvement et la séquestration du Dr Krombach, pour complicité de violences, ainsi que pour association de malfaiteurs.

Enlèvement pour livrer un suspect à la police
L'ancien cardiologue allemand avait été enlevé à son domicile outre-Rhin en octobre 2009, et retrouvé ligoté et bâillonné dans une rue proche du tribunal de Mulhouse, à la suite de quoi il avait pu être interpellé par la police française.
André Bamberski a précisé à l'AFP qu'il abordait avec "inquiétude" son futur procès devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, qui pourrait avoir lieu fin 2013 ou début 2014, et qu'il jugeait "sévère" le réquisitoire du procureur à son encontre.

Le procureur a également requis le renvoi devant le tribunal des auteurs présumés de l'enlèvement, un Kosovar et un Géorgien, ainsi que d'une journaliste autrichienne accusée d'avoir servi d'intermédiaire entre les hommes de main et André Bamberski.
Lors du procès, "je dirai que j'ai été obligé d'assumer cet enlèvement pour que Krombach soit jugé en dépit des bavures et des dysfonctionnements des autorités françaises et allemandes", a dit M. Bamberski à l'AFP.

L'enlevé s'était retrouvé devant les assises
L'enlèvement du Dr Krombach avait ouvert la voie à sa comparution devant une cour d'assises en France pour le meurtre de sa belle-fille Kalinka, fille d'André Bamberski, commis en Allemagne en 1982.
La justice allemande avait classé l'affaire sans suite en 1987, si bien que le médecin allemand avait continué à mener une vie normale chez lui en Bavière, malgré une condamnation par contumace en France en 1995.

Le Dr Krombach, détenu en France depuis son enlèvement fin 2009, a finalement été condamné à deux reprises à 15 ans de réclusion criminelle, en première instance en octobre 2011 puis en appel en décembre 2012. Il s'est pourvu en cassation.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter