Airbus: dernière ligne droite pour la signature d'un accord avec les syndicats de l'avionneur

Les syndicats d'Airbus finalisent avec leur direction l'accord majoritaire du plan social de l'avionneur européen. Chacun joue sa partition, mais le texte pourrait être signé lundi 5 octobre.

Airbus prévoit de supprimer 5000 emplois sur toute la France dont 3500 rien qu'à Toulouse.
Airbus prévoit de supprimer 5000 emplois sur toute la France dont 3500 rien qu'à Toulouse. © Lionel BONAVENTURE / AFP
C'est la dernière ligne droite avant la signature ou pas d'un accord majoritaire au sein d'Aribus. Chacun joue son va-tout. Les syndicats font par exemple depuis plusieurs jours le tour des ministères afin de peser dans les négociations. Comme le montre ce tweet de la député Monique Iborra, la CFE-CGC est allé jeudi 1er octobre à la rencontre d'Elisabeth Borne, Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion.

FO met la pression

Le même jour, le délégué du premier syndicat d'Airbus, Jean-François Knepper avait rendez-vous à Bercy. A l'issue de cette réunion au ministère de l'Economie, Force ouvrière a mis la pression. Le syndicat a réaffirmé sa volonté de "trouver le maximum de solutions" pour permettre les départs volontaires, "notamment par la mise en place d'un DCAA (dispositif de cessation anticipée d'activité, ndlr) le plus long et le plus efficace possible".

En revanche, il a prévenu. Il ne signera pas les autres "ni celui sur l'activité partielle de longue durée (APLD), ni le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)",  si la direction du constructeur aéronautique en difficulté "fabrique un groupe à deux vitesses", où seuls les salariés de la production subiraient des contraintes.

Chômage partiel et salaires

A la CFTC, on observe de loin ces déclarations tout en soulignant qu'au final "il faudra que les accords soient signés à plusieurs s'ils doivent être approuvés...". Pour son secrétaire général, certains points de l'accord majoritaire restent à négocier, comme "une mesure de retraite à 36 mois", mais il serait sur la bonne voie : "Le budget Corac, destiné à la recherche aéronautique, permettrait de sauver 500 postes. 1000 candidatures de retraite anticipée seraient viables, celles aidées se situeraient aux alentours de 100 à 200 personnes. 80 salariés partiraient pour convenances personnelles, 100 pour un projet externe et 300 adopteraient une mobilité interne." avance Florent Veletchy. 
 
A ceci s'ajouterait plus de "1500 emplois" sauvegardés grâce à l'activité partielle de longue durée (APLD), de quoi permettre selon le syndicaliste de se rapprocher des objectifs d'Airbus . Mais au sujet de l'APLD des discussions sont toujours en cours : "C'est sur la question du salaire où tout se joue. Il peut y avoir une perte importante."

Signature attendue lundi

Florent Veletchy précise négocier "avec un taux maximum de chômage partiel de 30 %"  et des formations pour permettre aux salariés d'acquérir des polycompétences. Selon lui, la direction assure que ce chiffre ne dépassera pas "les 15% lissés sur deux ans" soit des semaines de 30 heures.
 


Pour tous, l’APC, l’Accord de performance collective, n'est pas une solution à l'ordre du jour. Quant à l'accord majoritaire, il pourrait être signé dans le courant de la journée du lundi 5 octobre si les derniers points de désaccords sont aplanis d'ic là. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
airbus économie entreprises