Appel massif à la grève dans l'éducation nationale mardi 26 janvier : le point dans l'académie de Toulouse

Plusieurs organisations syndicales appellent les enseignants à cesser le travail, mardi, pour dénoncer la politique d'éducation du gouvernement et demander une revalorisation des salaires et davantage de moyens. Des perturbations sont à prévoir dans les établissements de l'académie de Toulouse.

Des perturbations sont attendues dans les écoles de la région toulousaine.
Des perturbations sont attendues dans les écoles de la région toulousaine. © Guillaume Bonnefont/MaxPPP

Un plan d'urgence pour l'école : voilà ce que réclament les syndicats d'enseignants qui appellent à une forte mobilisation mardi 26 janvier.

Dans la région ex-Midi-Pyrénées, six organisations syndicales (Snuipp-FSU 31, Sud Education 31, FNEC-FP-FO 31, Snu-EP-FSU, CGT Educ'action 31 et SNES-FSU) ainsi que la CNT soutiennent le mouvement de grogne des enseignants. Les revendications - nombreuses - portent sur les conditions de travail : les signataires de l'appel, qui dénoncent la politique éducation du gouvernement, demandent une revalorisation des salaires des personnels, davantage de moyens, et davantage de postes d'AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap), d'AED (assistant d'éducation), d'infirmières, de psychologues...

Selon les syndicats, la situation dans les écoles est actuellement "catastrophique", et le budget 2021 ne permettrait pas d'amélioration sensible. 

Le second degré est aussi concerné : "N'étant pas obligés de nous déclarer préalablement, on a du mal à anticiper un taux de participation", explique Christophe Manibal, secrétaire départemental SNES 31. "Ce qui est sûr, c'est qu'on sent que le moral des enseignants est en berne, ils sont fatigués et contrariés et cette journée de mobilisation est l'occasion de porter certaines revendications".

La récente décision du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer de remplacer les épreuves de spécialité du bac prévues en mars en contrôle continu est considérée par beaucoup comme "arbitraire". "Il change les règles en cours de route, ça bouleverse tout le fonctionnement. On a l'impression qu'on se moque de nous, ça renforce notre colère", poursuit Christophe Manibal.

Difficile encore de savoir quel sera l'impact de ce mouvement de grève national dans les établissements de l'académie de Toulouse, a priori 45 % de grévistes dans les premier degré et cent écoles fermées en Haute-Garonne, mais outre l'appel à cesser le travail, plusieurs rassemblements sont prévus : 

Les étudiants devraient se joindre au cortège toulousain, déclaré et autorisé.

 

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