Après Airbus, Boeing prêt à vendre des appareils à l'Iran

Boeing pourrait vendre 100 avions à l'Iran. Cette annonce intervient 5 mois après la signature d'un protocole d'accord entre Airbus et la République Islamique. Les contrats définitifs restent soumis à l'autorisation du gouvernement américain.

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L'Iran s'est entendu avec le constructeur Boeing pour l'achat de 100 avions afin de renouveler sa flotte vieillissante, un accord soumis au feu vert du gouvernement américain qui reste "l'ennemi" principal de la République islamique.
Cet accord avec l'avionneur américain a été annoncé près de cinq mois après celui conclu avec son concurrent européen Airbus. 

L'iran doit renouveler sa flotte


"Sur 250 avions existant dans le pays, 230 doivent être remplacés", a déclaré le directeur de l'aviation civile iranienne, Ali Abedzadeh, dans un entretien au quotidien gouvernemental Iran publié dimanche, en précisant bien que ce nouvel accord devait obtenir l'autorisation du gouvernement américain.
Boeing a présenté sa demande officielle pour obtenir l'autorisation finale pour la vente des avions au Trésor américain, a déclaré M. Abedzadeh. Après son obtention, l'accord définitif pourra être officiellement signé, a-t-il ajouté.
Jusque là, il est impossible de fixer une date pour la signature et l'entrée en application de l'accord, a précisé le chef de l'Organisation de l'aviation civile d'Iran.
Il a également affirmé que le montant de 17 milliards de dollars évoqué par certains médias n'était pas définitif et que les détails de l'accord seront déterminés après d'autres négociations.

Des accords sur fond de relations tendues


Le constructeur aéronautique américain Boeing avait confirmé mercredi qu'il menait des négociations avec des compagnies aériennes iraniennes en vue de la vente d'avions commerciaux. "Nous avons mené des discussions (...) sur la vente éventuelle d'avions commerciaux et de services", avait indiqué l'avionneur dans un communiqué, ajoutant: "Tout accord sera soumis à l'approbation du gouvernement américain".
Le vice-ministre iranien des Transports, Asghar Fakhrieh Kashan, avait affirmé que "si l'accord entre Iran Air et Boeing était signé, ce serait le plus grand et le plus important après les accords militaires d'avant la révolution" islamique de 1979, selon l'agence Fars.

L'Iran considère toujours les Etats-Unis comme leur principal "ennemi" et le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a encore répété il y a quelques jours qu'il ne fallait pas leur faire "confiance", qu'il n'y aurait pas d'autres négociations avec Washington en dehors de celles ayant abouti à l'accord nucléaire de juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne).
"Les Etats-Unis ne cachent en aucune manière leur animosité (...) Certains croient qu'on peut s'entendre avec les Etats-Unis et régler nos problèmes, mais ils se font des illusions", a encore déclaré mardi le guide.

 

Airbus en attente


L'Iran a déjà conclu fin janvier un protocole d'accord avec l'avionneur européen Airbus pour l'achat de 118 appareils. Mais l'autorisation du Trésor américain est encore attendue pour qu'il entre en application.
Airbus doit en effet obtenir l'accord de l'OFAC (Bureau américain pour le contrôle des avoirs étrangers) qui dépend du Trésor, car plus de 10% des composants des Airbus sont d'origine américaine.
"Airbus est en train de finaliser les autorisations de l'OFAC et la promesse lui a été faite qu'elles seront obtenues d'ici dix jours", a dit M. Kashan à l'agence Fars. "Nous espérons finaliser l'accord avec Airbus d'ici un mois", a-t-il ajouté.

Malgré l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances en janvier et la levée d'une grande partie des sanctions internationales, les grandes banques, en particulier européennes, rechignent à faire des affaires avec l'Iran par peur de mesures punitives américaines.
Mais si ces deux accords aériens entrent effectivement en application, ils donneront un signal positif pour les compagnies et banques étrangères.
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