Redouane Ikil, en fuite depuis juillet 2019, jour du verdict de son procès en appel, puis incarcéré en Algérie, s'est rendu au commissariat d'Agen dans le Lot-et-Garonne, jeudi 10 février 2022.
Encore un rebondissement dans l'affaire Redouane Ikil. En juillet 2019, ce Franco-Algérien avait été condamné en appel à 18 ans de réclusion criminelle pour deux braquages d'agences postales à Toulouse, commis en 2012 et 2013.
L'homme, qui clamait son innocence, avait été reconnu coupable de séquestration et d’extorsion de fonds. Le jour du verdict, l'accusé (qui comparaissait libre) s'était enfui du tribunal. Redouane Ikil avait été retrouvé en Algérie sept mois plus tard puis incarcéré jusqu'en juin 2021.
Retour en France lors d'une autorisation de sortie
Selon Actu Toulouse, Redouane Ikil s’est présenté jeudi 10 février 2022 au commissariat d’Agen dans le Lot-et-Garonne. D'après un membre de sa famille, "il a profité d’une autorisation de sortie provisoire pour regagner la France. Il souhaite effectuer sa peine en France, et se rapprocher de ses enfants qui vivent encore à Toulouse".
En attendant, Redouane Ikil a été placé en détention à la prison d'Agen dans le Lot-et-Garonne.
"Il a vécu un enfer dans les prisons algériennes"
Contacté par France 3 Occitanie, son avocat Maitre Alexandre Martin, dit avoir "découvert l'information dans les médias et ne pas connaître les contours de son retour en France".
La seule chose que je sais c'est qu'il a connu l'enfer dans les prisons algériennes. C'est un homme qui est arrivé au bout dans son combat pour son innocence.
Maitre Alexandre Martinavocat de Redouane Ikil
Acquitté puis jugé coupable
En Juin 2017, la cour d’assises de la Haute-Garonne acquittait Rédouane Ikil, alors directeur de l'agence postale de Bellefontaine à Toulouse. Il était soupçonné, avec deux autres hommes d'avoir orchestré deux braquages de bureaux de Poste. Mais le parquet avait fait aussitôt appel.
Lors du second procès en 2019, après deux ans de liberté, Rédouane Ikil était donc rejugé. Mais il n’attendra pas la fin de son procès. L’homme avait choisi de fuir. Condamné en son absence à 18 ans de réclusion criminelle, un mandat d’arrêt était alors délivré contre lui.