Après la dissolution de "Génération identitaire", la porte-parole du groupe annonce un recours devant le Conseil d'Etat

Le groupe d’extrême droite Génération identitaire a été dissous, ce mercredi en conseil des ministres. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, avait annoncé en janvier son intention de dissoudre le groupe, lui reprochant un « discours de haine assumé ».

le groupe d'extreme droite "Génération identitaire" dissous ce mercredi
le groupe d'extreme droite "Génération identitaire" dissous ce mercredi © Julien Mattia/AFP

Le ministre de l’intérieur l’avait annoncé, c’est désormais effectif. Le conseil des ministres a prononcé la dissolution du groupe d’extrême droite Génération identitaire (GI) ce mercredi 3 mars, a annoncé Gérald Darmanin dans un tweet.

Réaction de la Toulousaine Thaïs d'Escufon, porte-parole du groupe

"On s'y attendait, c'est une décision sans surprise, mais nous allons tout faire pour contester cette décision". La porte-parole nationale du groupe "Génération identitaire", d'origine toulousaine, précise que plusieurs avocats sont déjà à pied d'oeuvre pour faire annuler ce décret.

Un recours devant le Conseil d'Etat devrait être déposé prochainement ainsi qu'un "référé-suspension". Ce dernier permettrait à "Génération identitaire" de poursuivre ses actions le temps que le Conseil d'Etat examine le recours.

Le groupe d'extrême droite envisage même de saisir la Cour européenne des droits de l'homme.

Une opération anti-migrants dans les Pyrénées

En janvier dernier, une trentaine de militants de GI à bord de voitures sérigraphiées "Défend Europe" s'était installée au Col du Portillon pendant que quelques autres partaient "en randonnée" en utilisant "un drone" pour "surveiller" la frontière. Selon un message de GI, posté sur les réseaux sociaux, cette campagne entendait lutter contre le "risque terroriste et migratoire dans les Pyrénées".

Une enquête pour "provocation publique à la haine raciale" avait été ouverte par la justice, une semaine après l'opération anti-migrants au col du Portillon.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin s'était dit "scandalisé" par les opérations anti-migrants de GI dans les Pyrénées et les Alpes et avait annoncé avoir demandé à ses services de réunir les éléments permettant de dissoudre le groupuscule d'extrême droite.

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