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Bernard Cazeneuve à Toulouse à la soirée d'hommage aux victimes de Merah : un “devoir de mémoire“ dans un contexte de ”menace terroriste” élevé

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en compagnie du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc et de Franck Touboul, le président régional du CRIF / © AFP
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en compagnie du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc et de Franck Touboul, le président régional du CRIF / © AFP

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a évoqué lundi soir à Toulouse le "devoir de mémoire" quatre ans après les attentats de Mohamed Merah, alors que "la menace terroriste en France est sans doute plus élevée qu'en novembre".

Par VA.

Voir le reportage vidéo d'Emmanuel Wat et de Marc Raturat :
4 ans après, la cérémonie d'hommage aux victimes de Mérah
4 ans après, un hommage a été rendu à la Halle aux grains de Toulouse aux victimes de Mohamed Mérah. Présent, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a évoqué le nécessaire "devoir de mémoire" dans "un contexte de menace terroriste élevée".

"Je suis venu dire la force du souvenir et du devoir de mémoire, parce que l'abjection qui s'est produite à Toulouse et à Montauban justifie que ce devoir de mémoire s'exerce à l'infini", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve devant quelque 1.300 personnes réunies à Toulouse à la Halle aux Grains, lors d'une cérémonie co-organisée par la mairie et le CRIF.

Evoquant l'attaque alors en cours à Bamako, le ministre a insisté sur un "contexte particulier" des "haines qui montent", "dans notre pays mais par-delà les frontières, partout en Europe et aussi dans le monde".

"La barbarie, la violence continue à frapper au moment où nous nous souvenons ici à Toulouse", a-t-il déclaré avant que les assaillants d'un hôtel de Bamako abritant une mission militaire de l'UE ne soient finalement repoussés.

"Cela m'oblige, en tant que ministre de l'Intérieur, face au risque terroriste, face à la menace terroriste qui est plus élevée qu'elle ne l'a jamais été, sans
doute plus élevée encore qu'au mois de novembre",

a-t-il ajouté.

Il a de nouveau appelé les juifs à ne pas quitter la France, après leur avoir longuement rendu hommage. "La France veut serrer tous les juifs de France dans ses bras pour ne pas les laisser partir", a-t-il lancé à l'adresse du public juif mobilisé en souvenir de la fusillade contre l'école confessionnelle Ozar Hatorah.

En présence du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, cette cérémonie, qui a rassemblé des familles de victimes, des élus, des représentants des cultes et des citoyens, s'est tenue alors que la perspective d'un procès de complices présumés se précise. Abdelkader Merah, le frère de Mohamed, a été renvoyé mardi aux assises spéciales, ainsi que Fettah Malki, un délinquant toulousain soupçonné d'avoir fourni un pistolet mitrailleur Uzi et un gilet pare-balles à Mohamed Merah. Leurs avocats ont fait appel.

Bernard Cazeneuve intervenait lors de cette soirée d'hommage aux victimes de Mohamed Merah, qui avait tué sept personnes à Toulouse et Montauban au nom du jihad en mars 2012.

Le 11 mars 2012, ce Franco-Algérien de 23 ans avait tué les militaire Imad Ibn-Ziaten à Toulouse puis, le 15, deux parachutistes à Montauban, Abel Chennouf, 25 ans, et Mohamed Legouad, 23 ans. Le 19, il avait assassiné dans une école juive Jonathan Sandler, 30 ans, ses fils Arié et Gabriel, 5 et 3 ans, et Myriam Monsonego, 8 ans.

Au terme de cette randonnée meurtrière de onze jours, Merah avait finalement été tué le 22 mars par la police dans l'appartement où il était retranché.


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