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Constant Engels, l'un des derniers compagnons de la Libération est décédé ce mardi à Beauzelle (31)

En 2016, il recevra le titre de Commandeur de la légion d'Honneur à Beauzelle, entouré de ses nièces / © Jean Saint-Marc France Bleu
En 2016, il recevra le titre de Commandeur de la légion d'Honneur à Beauzelle, entouré de ses nièces / © Jean Saint-Marc France Bleu

Les Compagnons de la Libération étaient 1038 en 1945. Aujourd'hui, après la disparition ce mardi matin de Clément Engels décédé à la résidence Edelweiss de Beauzelle, près de Toulouse, à l'âge de 98 ans, ils ne sont plus que sept. 

Par Michel Pech

A 20 ans il entend l'appel du Général de Gaulle
Constant Engels est né le 11 août 1920 à Esen en Belgique.
Devant l'offensive allemande de mai 1940 il est réfugié à Dunkerque avec sa mère et une partie de sa famille. Avec ses proches, il passe en Angleterre sur un bateau belge qui évacue des membres de l'administration.
Arrivé à Folkestone, il reste quelques jours dans le port puis, étant mobilisable, il est rapatrié sur un bateau anglais vers la France où la guerre est censée se poursuivre. En cours de route, le maréchal Pétain ayant annoncé, le 17 juin 1940, sa décision de demander l'armistice, le bateau fait demi-tour vers Folkestone.
Là, Constant Engels, entend l’appel du général de Gaulle.

Il s’engage fin juin dans les Forces françaises libres
Il est incorporé dans l'artillerie des FFL, comme canonnier de 2e classe, et participe aux opérations de Dakar et du Gabon de septembre à novembre 1940.
Avec l'artillerie des FFL il prend part, au sein la brigade française d'Orient, à la campagne d'Erythrée contre les Italiens, notamment à la prise de Keren en mars 1941 et de Massaoua, en avril.
En juin 1941, il combat en Syrie
Pendant la campagne de Libye, observateur et radio du 1er RA, Constant Engels est gravement blessé à Bir-Hakeim le 7 juin 1942 à son poste de combat. Il supporte pendant deux heures, sans recevoir de soins, une grave fracture du tibia droit. Il reçoit la croix de la Libération des mains du général de Gaulle le 11 août 1942 sur son lit de convalescence à l’hôpital Maurice Rottier de Beyrouth. Il est ensuite affecté en Syrie et en Afrique Noire, et enfin à l'Etat-major du général Koenig à Alger, puis à Londres.
Blessé, il recevra sur son lit d'hôpital, la Croix de la Libération des mains du Général de Gaulle / © Document France Bleu
Blessé, il recevra sur son lit d'hôpital, la Croix de la Libération des mains du Général de Gaulle / © Document France Bleu

Une brillante carrière après la guerre
Après la guerre, il quitte le service actif et reprend ses études. Licencié de Physique, il poursuit des études d'Ingénieur au Conservatoire national des arts et métiers, en électronique, génie nucléaire et informatique.
II travaillera dès 1947 au Commissariat à l'Energie Atomique

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