Pour construire le "monde d'après", 200 militants formés au Camp Climat de Toulouse à la lutte non-violente

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A l’initiative d’associations écologistes, 200 personnes sont venues se former à la "lutte non-violente pour la justice climatique et sociale" au Camp Climat régional de Ramonville en prévision des actions militantes à venir.

Apprendre à se défendre face aux forces de l’ordre, s'organiser en collectif, coordonner des actions de désobéissance civile non-violente, organiser une campagne pour plus de pistes cyclables en ville, répondre à des journalistes, gérer ses émotions, tels étaient quelques-uns des thèmes des ateliers qui ont réuni 200 militants pendant 5 jours à Ramonville lors du Camp Climat de Toulouse qui s'est tenu du 19 au 23 août.

Ces journées proposées par les groupes toulousains d'Alternatiba, des Amis de la Terre, des Désobéissants et d'Action Non Violente COP21 font partie des Camps Climat régionaux organisés en France dans une vingtaine de territoires durant l'été. Ils font suite au Camp Climat 2019 ayant accueilli un millier de participants en Alsace, à Kingersheim et constituent la version Covid-19 de ce rendez-vous désormais annuel, mieux adapté aux conditions sanitaires qu’un seul grand événement. Mais l'objectif reste le même : "poursuivre la montée en puissance du mouvement climat partout en France, renforcer notre résilience, et nous doter des outils permettant de construire le monde d’après." 

Je ressens l’envie de m’engager dans de bonnes conditions, en étant préparée et formée. Pour cela, le Camp Climat a été une véritable ressource. J’ai aussi eu l’occasion de réseauter, tant dans une optique personnelle que professionnelle, et de rencontrer de chouettes personnes dont je partage les valeurs. Ça m’a donné envie de passer à l’action avec des collectifs toulousains.

Marie, ingénieure agronome participante au Camp Climat


Ces 5 jours passés ensemble pour "préparer le monde d'après" auront ainsi permis aux participants de la région toulousaine de renforcer leurs liens, pour mutualiser leurs moyens et "s’organiser dans les luttes contre les projets climaticides du territoire."

Les sujets ne manquent pas pour les militants toulousains. En témoignent les 4 tables rondes organisées autour des thèmes de l'avenir du secteur aéronautique, ou des liens entre écologie et féminisme, ou encore de "la stratégie locale citoyenne pour plus de justice sociale et écologique".

Ces groupes locaux, annonce le Camp Climat Toulouse dans un communiqué, "s’activent d’ores et déjà pour obtenir plus d’espace pour les mobilités douces en ville, notamment le vélo, et accélérer une transition juste du secteur aéronautique." 

Les autres Camps Climat régionaux en cours ou à venir ont lieu :
  • du 22 au 29 août à Nancy
  • du 27 au 30 août à Paris
  • du 28 au 30 août à Marseille, dans Hérault, en Auvergne, et dans l'Essonne
  • le 29 août à St Etienne
  • du 4 au 6 septembre au Mans
  • du 25 au 27 septembre à Grenoble