Coronavirus : des gants et des masques retrouvés dans sept grands fleuves européens dont la Garonne

Des masques de protection et des gants ont été retrouvés "systématiquement" dans sept grands fleuves européens en juin, a indiqué ce dimanche une porte-parole de la Fondation Tara, alertant sur le danger de cette pollution plastique liée à la crise sanitaire.

Illustration de masques retrouvés dans les cours d'eau
Illustration de masques retrouvés dans les cours d'eau © Anthony WALLACE/AFP
"Les scientifiques des laboratoires partenaires" de Tara ont "retrouvé masques et gants systématiquement" sur les berges et les plages de sept fleuves européens, lors de prélèvements effectués "au mois de juin", a déclaré sur France Inter Romy Hentinger, responsable du plaidoyer et de la coopération internationale de la fondation.

C'est préoccupant pour la suite car on peut en déduire que d'autres sont déjà arrivés en mer,... les masques de protection à usage unique, en polypropylène et très fins vont se fragmenter rapidement.

A souligné la porte parole de la fondation Tara.

Des masques dans la Garonne

C'est une des conséquences néfastes de la crise sanitaire. Tout le monde a pu voir des masques et des gants jetés à terre, abandonnés dans la rue ou dans la Garonne. Depuis le début du déconfinement, c'est la première fois que cette pollution est mise au grand jour et pointée du doigt par une organisation environnementale.
 
Les fleuves étudiés font partie des neuf grands fleuves européens explorés en 2019 par la goélette scientifique, dans le cadre d'une mission sur les microplastiques: la Tamise, l'Elbe, le Rhin, la Seine, l'Ebre, le Rhône, le Tibre, la Garonne et la Loire. "On attend les résultats finaux de ces scientifiques qui sont encore en train de terminer ces fleuves", a ajouté Romy Hentinger.

L'expédition de mai à novembre 2019 avait mis en évidence la présence de microplastiques dans 100% des prélèvements d'eau, montrant que ceux-ci sont déjà présents dès les fleuves et "ne se dégradent pas en mer, sous l'influence des rayons UV et du sel" comme on le pensait, a expliqué Martin Hertau, capitaine de ce laboratoire flottant.
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