Coronavirus : l'hôpital de Toulouse prêt à faire face en cas d'épidémie

Hôpital Purpan à Toulouse. 10 chambres d'isolement à pression négative prêtes à accueillir des patients touchés par le coronavirus Covid 19 / © FTV
Hôpital Purpan à Toulouse. 10 chambres d'isolement à pression négative prêtes à accueillir des patients touchés par le coronavirus Covid 19 / © FTV

L'hôpital de Toulouse est prêt à faire face à une éventuelle épidémie de coronavirus. A ce jour (mardi 3 mars) aucun cas n'a été confirmé dans la métropole toulousaine mais le CHU a tout prévu au cas où. 

Par Juliette Meurin

L'hôpital de Toulouse s'est organisé pour faire face à l'accueil de malades touchés par le coronavirus Covid 19.
Ce mardi matin, le CHU a organisé une visite de presse pour présenter le dispositif qui pourrait accueillir des patients. L'occasion de rassurer et de montrer que tout est prévu en cas de nécessité

10 lits sont pour l'instant prévus et le dispositif sera adapté en fonction des besoins. Ces lits sont dans des chambres d'isolement à pression négative (avec un système de sas pour éviter le flux d'air sortant). Les patients qui pourraient être hospitalisés seront orientés en fonction de leur état soit en hospitalisation classique, soit au secteur des soins intensifs du service des maladies infectieuses soit pour les cas plus graves en réanimation dans un secteur à part.

Le laboratoire d'analyse de l'hôpital s'est également adapté pour faire face aux besoins et donner rapidement des résultats jour et nuit. Il faut 4 à 5 heures pour analyser les tests sur un cas "suspect" de coronavirus Covid 19.
 

Un service rodé au traitement des virus type coronavirus

Pour le service des maladies infectieuses, les précautions prises sont habituelle explique le Professeur Pierre Delobel.
La mise en place de "barrières isolement air et contact" se fait déjà dans plein d'autres situations, précise le chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU Purpan.

"Il n'y a pas de procédures exceptionnelles car les équipes sont rodées à ces habillages, etc..." dit le médecin.
"On a organisé les circuits patients pour répondre à l'afflux mais les prises en charge sont pour nous des choses assez standardiséees".

On a eu l'expérience du MERS-CoV (ndlr : pour Middle East respiratory syndrome coronavirus) qui est un autre coronavirus sur les retours de pélerinage à la mecque depuis plusieurs années. La procédure est complètement calquée. Là, le nombre de patients est plus élevé mais les procédures pour l'isolement, les prélèvements, la virologie sont identiques. On est pas complètement pris au dépourvu, ce sont des choses qui sont déjà rodées.
Professeur Pierre Delobel, chef du service des maladies infectieuses.

Les appels liés au coronavirus se multiplient au SAMU

Depuis le début de l'arrivée du virus sur le sol français, les appels au SAMU à Toulouse se sont multipliés. On enregistre désormais environ 200 appels par jour concernant le coronavirus.
Une ligne dédiée a été mise en place.

Le nombre de dossiers ouverts par le SAMU a augmenté d'environ 40% par rapport à l'année 2019.

A ce jour (mardi 3 mars), 30 patients de retour de zones à risque suceptibles d'être contaminés sont venus à l'hôpital toulousain. Aucun cas n'a été déclaré positif.

Dans la région Occitanie, les cas positifs se situent dans l'ex région Languedoc Roussillon avec 7 cas confirmés à la date du 3 mars.
 

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