Covid : les salles de sport de Toulouse attaquent leur fermeture sur le terrain judiciaire

Dans l'obligation de fermer durant 15 jours à cause du Covid-19, les salles de sport à Toulouse se mobilisent. Quarante d'entre-elles viennent de se regrouper au sein d'un collectif. Dès lundi 28 septembre un référé sera déposé au tribunal administratif afin d'annuler ces fermetures.  

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Illustration © MaxPPP
Les salles de sport toulousaines ont décidé d'engager le bras de fer avec la préfecture de Haute-Garonne sur le terrain judiciaire. Lundi 28 septembre, un référé sera déposé au tribunal administratif de Toulouse demandant l'annulation de leur fermeture durant 15 jours, en raison de la reprise l'épidémie de coronavirus. 

"Des actions identiques seront engagées dans toutes les autres régions concernées par cette situation, explique Thierry Doll, président du syndicat FranceActive. Marseille, Aix, Paris, la Guadeloupe et Toulouse. Cette décision du gouvernement et des préfectures de fermer créent de la disparité et un manque d'équité. Elle ne s'appuie d'ailleurs sur aucune étude viable. Tout ceci est totalement arbitraire."  

Création d'un collectif 

A Toulouse, une quarantaine de salles se sont dans le même temps regroupées au sein du collectif fitness 31. "Cela a été une réaction spontanée après le coup de massue de cette semaine, détaille Hayk Shahinyan, patron de la salle Magic Forme. Ensemble nous serons plus entendus." 
 
"Nous avons vu que grâce à la contestation à Marseille certaines mesures ont été allégées" constate-t-il. De quoi donner des idées localement. En 24 heures, les initiatives se sont multipliées : création en cours d'un site internet touchepasamasalle.fr, lancement d'une pétition auprès des 30 000 membres des salles toulousaines et préparation d'une manifestation "festive, sans blocage et respectant la jauge des 1000 personnes" devant la préfecture de Haute-Garonne d'ici la fin de la semaine. 

Fermées durant combien de temps ?

Tous ne réclament qu'une chose : pouvoir travailler. "Nous attendions impatiemment cette rentrée qui représente habituellement 30 à 40 % de notre chiffre d'affaire. C'était pour nous la possibilité d'un rebond. Fermer quinze jours au mois de septembre, c'est le pire moment."
 

Une crainte d'autant plus vive que les professionnels du secteur le savent : cette période d'inactivité pourrait être rapidement prolongée de plusieurs semaines. 

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