Défense de l'hôpital : à Toulouse aussi, journée de mobilisation pour les soignants

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Les hôpitaux de France en grève ce mardi 7 juin 2022. A Toulouse, comme ailleurs, la mobilisation est de mise pour dénoncer les conditions de travail des soignants et le manque d’effectif et de lits.

Face à une situation qualifiée de critique, les salariés des hôpitaux sont en grève ce mardi 7 juin à l’appel de plusieurs syndicats et collectifs. A Toulouse, une manifestation est prévue à partir de 14h00 de Saint-Cyprien au monument aux morts.

Une mobilisation pour dénoncer le manque d’effectif et une situation plus que tendue dans certains services hospitaliers comme les urgences. 

Les urgences perturbées

A Toulouse, le service des urgences du CHU Purpan de Toulouse a été fortement perturbé ce lundi de Pentecôte en raison d’une grève lancée par la CGT. Le service n’a pu accueillir que les urgences vitales. Une grève que n’a pas du tout goutée le maire de Toulouse Jean Luc Moudenc. Dans un tweet, l’édile, également président du conseil d’administration a dénoncé "une manœuvre visant à créer le chaos en plein week-end férié prolongé !"

La CGT du CHU de Toulouse a très vite répondu. "Cher Jean Luc, il serait nécessaire de rappeler que la grève n'est pas une manœuvre visant à créer le chaos mais l'exercice d'un droit constitutionnel. Concernant votre soutien aux soignants et la continuité du service public, laissez nous rire ! Vous avez tant soutenu les politiques d'austérité et le démantèlement des services publics !"

Des embauches pour l'hôpital

Ce mardi 7 juin, la manifestation vise à interpeller la population et les élus à 5 jours du premier tour des élections législatives. Rien que pour le CHU de Toulouse, la CGT et SUD estiment qu’il faudrait embaucher 1500 personnes pour faire « normer les services et cesser de fermer des lits »

Les syndicats réclament également des hausses de salaires pour l'ensemble des personnels de santé. 

Cette grève touche l'ensemble des hôpitaux du territoire. A Auch, le comité gersois pour le développement et la défense du service public de santé participera au mouvement. Dans un communiqué, il dénonce le manque de moyen : "on apprend que le service de soins de suite et de rééducation gériatrique est toujours fermé faute de personnel ! (dans un département où près de 30 % de la population a plus de 65 ans) !!!"