Deux personnes en garde à vue à Toulouse dans l'enquête sur les complicités de Mohamed Merah

Deux hommes ont été interpellés à Vieille-Toulouse et à Aucamville ce mardi matin et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les complicités de Mohamed Merah.

L'hôtel de police de Toulouse
L'hôtel de police de Toulouse © MaxPPP
Deux hommes ont été interpellés mardi près de Toulouse dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah
dans la préparation de ses crimes en mars 2012
, selon une source proche de l'enquête.

Depuis plusieurs mois, plusieurs personnes de l'entourage de Mohamed Merah et de son frère Abdelkader, ont été interpellées avant d'être relâchées sans poursuites. Pour l'heure, Abdelkader Merah, qui est écroué, est le seul mis en examen dans le dossier. Après avoir assassiné sept personnes, Mohamed Merah avait été tué le 22 mars 2012 au terme du siège de son appartement toulousain.

Les deux hommes interpellés mardi matin l'ont été à leur domicile, à Vieille-Toulouse, une commune à l'est de la préfecture régionale, et à Aucamville, dans l'agglomération toulousaine, a indiqué la source proche de l'enquête.

Le premier, âgé de 25 ans, est connu des services de police pour de nombreux faits de délinquance, violences volontaires, détention d'armes, stupéfiants... Les enquêteurs cherchent à établir s'il a pu prendre part au vol de scooter dont Mohamed Merah s'est servi pour ses crimes. Malgré son interpellation à Vieille-Toulouse, localité réputée cossue des environs de Toulouse, il serait un personnage connu des Izards, le quartier populaire de Toulouse où Mohamed Merah a passé ses premières années et où il retournait sans cesse ensuite, indique un connaisseur du secteur.
Il se serait tourné vers l'islam il y a quelque temps et, sans apparaître forcément comme un fanatique, passait pour quelqu'un "qui pouvait exercer une influence idéologique", dit le même interlocuteur.

L'autre homme, 38 ans, faisait partie de l'entourage d'Abdelkader Merah.

Ces interpellations ont été réalisées par les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) assistés par le GIPN (groupe d'intervention de la police nationale) de Bordeaux.

Les enquêteurs remontent toutes les pistes d'éventuelles complicités en France comme à l'étranger, qu'elles soient logistiques, financières ou idéologiques.

Présent le 17 mars dernier à Toulouse pour une cérémonie d'hommage aux victimes, un an après les assassinats, le président François Hollande a promis à leurs familles que des réponses leur seraient apportées concernant les zones d'ombre dans l'enquête sur le parcours du tueur.

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