Elections municipales à Toulouse : selon un sondage Pierre Cohen l'emporterait au second tour

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour le Journal du Dimanche et Sud-Radio, Pierre Cohen, maire PS sortant de Toulouse l'emporterait au second tour des municipales aussi bien en cas de duel avec l'UMP Jean-Luc Moudenc qu'en cas de triangulaire avec le Front National.

Pierre Cohen, maire de Toulouse
Pierre Cohen, maire de Toulouse © MaxPPP
Si les élections municipales avaient lieu ce dimanche, le maire sortant de Toulouse, Pierre Cohen, l'emporterait quelque soit le cas de figure. C'est le résultat d'un sondage IFOP-Fiducial réalisé dans la ville rose pour le Journal du Dimanche (JDD) et Sud Radio.

L'enquête a été réalisée par téléphone du 28 au 30 octobre 2013, auprès d'un échantillon de 704 personnes représentatif de la population de Toulouse, âgées de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas après stratification par canton. Il y apparaît que la liste conduite par Pierre Cohen l'emporterait avec 54% des voix au second tour des municipales en cas de duel avec la liste de l'UMP Jean-Luc Moudenc, et de 51% en cas de triangulaire avec celle du Front National.

Un rapport de forces serré au premier tour

Au premier tour, les deux principaux candidats seraient au coude à coude : une liste PS-PCF et PRG  conduite par Pierre Cohen et une liste emmenée par l'ancien maire UMP Jean-Luc Moudenc feraient jeu égal avec 35% des voix. La liste du FN Serge Laroze arriverait en troisième position avec 10% des suffrages. Celle d'Europe-Ecologie-Les-Verts conduite par Antoine Maurice recueillerait 7% des voix. Quant à celle de l'UDI de Christine de Veyrac, elle ne recueillerait que 3% des suffrages.

Deux hypothèses pour le second tour

En cas de duel PS - UMP au second tour, Pierre Cohen l'emporterait avec 54% des voix contre 46% pour Jean-Luc Moudenc. C'est un score plus large qu'aux dernières élections de 2008 ( 50,42% pour Pierre Cohen et 49,58% pour Jean-Luc Moudenc).Dans l'hypothèse d'une triangulaire entre la liste de
Pierre Cohen, une liste UMP-UDI conduite par Jean-Luc Moudenc et une liste FN, celle du maire sortant arriverait en tête avec 51% des voix. La liste UMP-UDI obtiendrait 40% des suffrages et la liste FN 9%.

Les explications de Pacale Lagorce​

Pas d'incidence du climat politique national

Selon Frédéric Dabi, le directeur de l'IFOP, interrogé par le JDD, ce sondage montre qu'il n'y a pas forcément des répercussions locales aux déboires du gouvernement : "Cela montre qu'il n'y a pas de traduction automatique en vote sanction pour les municipales des difficultés de François Hollande. Pierre Cohen est certes accroché mais il semble en mesure de conserver la ville rose". Reste que ce sondage est une photographie de l'opinion à cinq mois des municipales : le climat politique national et local a encore le temps de changer avant le 23 mars 2014.

Le FN "allié objectif de Pierre Cohen" selon Jean-Luc Moudenc

La réaction de l'équipe de campagne de Jean-Luc Moudenc ne s'est pas fait attendre. Dans un communiqué elle affirme que ce sondage "présente un avantage majeur : il teste l’hypothèse de trois listes présentes au second tour (Cohen, Moudenc, FN). Cette situation se produirait si le candidat frontiste atteignait 10% des suffrages exprimés au premier tour. Le résultat serait alors sans appel : la réélection de Pierre Cohen avec une large avance." Avant d'en appeler aux électeurs tentés de voter Front National : "les électeurs qui souhaitent porter leur suffrage sur le FN au premier tour doivent savoir que par ce vote, ils faciliteront le maintien des élus sortants à la direction de notre ville. Le candidat FN est donc l'allié objectif de Pierre Cohen".
L'UMP toulousaine voit aussi dans ce sondage un message : "les sondés nous adressent un message : l’Union de l’Opposition doit être faite dès le premier tour. Nous appelons donc l’ensemble des forces de l’Opposition républicaine à se rassembler autour de Jean-Luc Moudenc, dès le premier tour, sans plus tarder. C’est ainsi que nous créerons une vraie dynamique électorale". 

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