Un enseignant de l'université de Toulouse récompensé pour son roman sur l'épopée sanglante des Khmers rouges au Cambodge

Le 4ème roman de l'écrivain toulousain Guillaume Sire vient de recevoir le prix Orange qui récompense une oeuvre de fiction écrite en français. Son livre traite des Khmers rouges au Cambodge racontés à travers le regard d'un enfant. 
Guillaume Sire
Guillaume Sire © Editions Calmann-Lévy
L'écrivain et universitaire toulousain Guillaume Sire a reçu ce lundi le prix Orange du livre pour son quatrième roman, "Avant la longue flamme rouge", récit poignant sur l'épopée sanglante des Khmers rouges vue à travers le regard d'un enfant.
Publié au début de l'année chez Calmann-Lévy (336 pages, 19,50 euros), le livre a été sélectionné pour de nombreux prix dont le prix des Libraires.
L'histoire (inspirée d'une histoire vraie) débute en 1971. Le roi Sihanouk est en exil à Pékin (Chine) et le Cambodge est plongé dans la guerre civile, prélude à l'arrivée au pouvoir des Khmers rouges.
Guillaume Sire, 35 ans, enseignant  à l'université Toulouse Capitole, a choisi de raconter cette tragédie à travers les yeux d'un enfant de
11 ans, Saravouth Inn. Pour échapper à la folie des hommes, le jeune garçon s'est construit un pays imaginaire: le "Royaume intérieur"... Mais quand les Khmers rouges débarquent à Phnom Penh en avril 1975 aucun royaume, fut-il imaginaire, ne peut résister à leur barbarie
L'enfant est brutalement séparé de sa famille, des ennemis de classe aux yeux des Khmers rouges (la mère de Saravouth était enseignante au lycée français, son père fonctionnaire à la chambre d'agriculture). Sa petite soeur de 9 ans disparaît. Pour survivre et garder l'espoir de retrouver les siens, Saravouth devra définitivement se terrer dans son "Royaume intérieur"...
Comme d'autres auteurs avant lui (on pense notamment à "Les pierres crieront" de Molyda Szymusiak) Guillaume Sire nous fait revivre avec effroi cette tragédie du XXe siècle. On veut se rassurer parfois en se rappelant que le livre est une fiction. On tremble en se souvenant de la réalité du génocide.  Le prix Orange du livre, dont le jury est présidé par l'académicien Jean-Christophe Rufin, récompense, depuis 2009, une oeuvre de fiction écrite en français et publiée entre le 1er janvier et le 31 mars de l'année en cours. Il est doté de 15.000 euros. L'an dernier, le prix avait été attribué à Jean-Baptiste Maudet pour "Matador yankee" (Le Passage).
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